Depuis le pont de Third Mainland Bridge, la communauté de Makoko ressemble de plus en plus à un champ de ruines fumantes. Ces dernières semaines, des pelleteuses encadrées par l'armée ont réduit en pièces les habitations en bois de cette « Venise de Lagos » forçant les habitants à fuir.
Beaucoup de ces pêcheurs dorment désormais dans leurs barques, sur la lagune, avec les rares effets personnels qu'ils ont pu sauver. D'autres communautés informelles ont été rasées tout aussi brutalement aux alentours : Oworonshoki, Owode Onirin, Otumara ou encore Baba-Ijora. Les organisations de la société civile dénoncent les méthodes brutales des autorités. Les habitants ont été chassés à coup de gaz lacrymogènes ou par le feu. Plusieurs personnes auraient perdu la vie, selon elles.
Des destructions sans plan de relogement
Officiellement, l'État de Lagos défend son action qui vise officiellement à sécuriser le front de mer, en empêchant les habitants de s'installer à moins de 100 mètres des lignes à haute tension qui le bordent. Mais les ONG dénoncent des démolitions qui excèdent largement cette limite et qui ont été menées sans préavis clair et sans aucun plan de relogement, alors que les autorités sont accusées de vouloir s'emparer de ces terres pour y construire de nouveaux quartiers résidentiels.
Beaucoup de ces pêcheurs dorment désormais dans leurs barques, sur la lagune, avec les rares effets personnels qu'ils ont pu sauver. D'autres communautés informelles ont été rasées tout aussi brutalement aux alentours : Oworonshoki, Owode Onirin, Otumara ou encore Baba-Ijora. Les organisations de la société civile dénoncent les méthodes brutales des autorités. Les habitants ont été chassés à coup de gaz lacrymogènes ou par le feu. Plusieurs personnes auraient perdu la vie, selon elles.
Des destructions sans plan de relogement
Officiellement, l'État de Lagos défend son action qui vise officiellement à sécuriser le front de mer, en empêchant les habitants de s'installer à moins de 100 mètres des lignes à haute tension qui le bordent. Mais les ONG dénoncent des démolitions qui excèdent largement cette limite et qui ont été menées sans préavis clair et sans aucun plan de relogement, alors que les autorités sont accusées de vouloir s'emparer de ces terres pour y construire de nouveaux quartiers résidentiels.