Lors d'une prise de parole en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, Taiwo Oyedele a admis que la récente réduction du prix de l'essence dans les stations-service de la compagnie pétrolière nationale avait créé la confusion et soulevé de nombreuses interrogations parmi « les investisseurs, les agences de notations et les institutions multilatérales ».
Lors d'une prise de parole en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui s'achèvent ce dimanche 18 octobre à Bangkok, en Thaïlande, le ministre nigérian des Finances, Taiwo Oyedele, a exclu tout retour aux subventions sur les importations d'essence dans son pays. « Laissez moi être très clair : il n'y aura pas de retour aux subventions, ni aux taux de change multiples », a déclaré ce dernier.
L'annonce intervient alors qu'un responsable du FMI a mis en garde, mercredi 14 octobre, contre la tentation de réinstaurer ces subventions au Nigeria après leur suppression en mai 2023, juste après l'accession au pouvoir du président Bola Tinubu. En cause ? La récente réduction du prix de l'essence dans les stations-service de la compagnie pétrolière nationale NNPC annoncée par le gouvernement fédéral pour une durée de 30 jours - avec une priorité accordée aux opérateurs de transport public - afin d'atténuer l'impact de la hausse des prix des carburants...
Populisme
Admettant que cette réduction temporaire avait créé la confusion et soulevé de nombreuses interrogations parmi « les investisseurs, les agences de notations et les institutions multilatérales », Taiwo Oyedele a cependant tenu à préciser que l'État fédéral n'avait pas déboursé un centime pour financer la mesure : ce sont les différentes stations services appartenant au réseau de la NNPC qui se sont engagées à vendre leur carburant à prix coûtant pour une période initiale de 30 jours, a-t-il expliqué.
Alors que la présidence a présenté cette mesure comme un allègement temporaire face aux chocs des cours mondiaux du pétrole et non comme un revirement politique, certains accusent les autorités de populisme à l'approche des élections du 16 janvier 2027, d'autant plus que les deux principaux opposants du président sortant à la présidentielle, Peter Obi et Atiku Abubakar, ont l'un et l'autre déclaré qu'ils souhaitaient rétablir ces subventions s'ils étaient élus.
« Protéger les gens ne signifie pas protéger les prix du carburant », avait averti le directeur des finances publiques du FMI cette semaine, recommandant plutôt un soutien ciblé aux ménages les plus vulnérables...
Lors d'une prise de parole en marge des assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale qui s'achèvent ce dimanche 18 octobre à Bangkok, en Thaïlande, le ministre nigérian des Finances, Taiwo Oyedele, a exclu tout retour aux subventions sur les importations d'essence dans son pays. « Laissez moi être très clair : il n'y aura pas de retour aux subventions, ni aux taux de change multiples », a déclaré ce dernier.
L'annonce intervient alors qu'un responsable du FMI a mis en garde, mercredi 14 octobre, contre la tentation de réinstaurer ces subventions au Nigeria après leur suppression en mai 2023, juste après l'accession au pouvoir du président Bola Tinubu. En cause ? La récente réduction du prix de l'essence dans les stations-service de la compagnie pétrolière nationale NNPC annoncée par le gouvernement fédéral pour une durée de 30 jours - avec une priorité accordée aux opérateurs de transport public - afin d'atténuer l'impact de la hausse des prix des carburants...
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Admettant que cette réduction temporaire avait créé la confusion et soulevé de nombreuses interrogations parmi « les investisseurs, les agences de notations et les institutions multilatérales », Taiwo Oyedele a cependant tenu à préciser que l'État fédéral n'avait pas déboursé un centime pour financer la mesure : ce sont les différentes stations services appartenant au réseau de la NNPC qui se sont engagées à vendre leur carburant à prix coûtant pour une période initiale de 30 jours, a-t-il expliqué.
Alors que la présidence a présenté cette mesure comme un allègement temporaire face aux chocs des cours mondiaux du pétrole et non comme un revirement politique, certains accusent les autorités de populisme à l'approche des élections du 16 janvier 2027, d'autant plus que les deux principaux opposants du président sortant à la présidentielle, Peter Obi et Atiku Abubakar, ont l'un et l'autre déclaré qu'ils souhaitaient rétablir ces subventions s'ils étaient élus.
« Protéger les gens ne signifie pas protéger les prix du carburant », avait averti le directeur des finances publiques du FMI cette semaine, recommandant plutôt un soutien ciblé aux ménages les plus vulnérables...