Notre jeunesse, notre richesse pour le futur (Par Pr Mary Teuw Niane)



À l’ouverture d’une nouvelle année scolaire et universitaire, notre regard se porte naturellement vers les élèves, les talibés, les étudiantes, les étudiants et les apprentis. Mais derrière cette rentrée, c’est notre avenir qui se prépare.
Quels que soient les mots employés — développement, transformation, émergence, souveraineté — aucun projet national comme l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 ne peut s’inscrire dans la durée sans une jeunesse instruite, formée, compétente et confiante en elle-même.
L’éducation et la formation sont ainsi au cœur de tout projet de société. Elles ne consistent pas seulement à transmettre des connaissances et à préparer à un métier. Elles contribuent aussi à former des citoyens attachés à leur pays, à leur culture, à leur communauté et au bien commun.
Dans ce parcours, toutes les voies méritent considération. Agriculteur, pêcheur, éleveur, artisan, ouvrier qualifié, technicien, infirmier, enseignant, ingénieur, médecin, chercheur ou entrepreneur : chaque métier participe à la construction du pays. La compétence et le travail bien fait sont une richesse collective. Le monde qui se construit donne une place croissante aux mathématiques, aux sciences, aux technologies, au numérique et à l’intelligence artificielle. Pour notre jeunesse, leur maîtrise représente une formidable possibilité de comprendre son époque, d’innover, de créer et de prendre pleinement part à la compétition internationale. Mais apprendre ne se limite plus aux murs de l’école. La classe, l’université, le laboratoire, l’atelier, l’entreprise, l’apprentissage, le dara et le monde numérique sont autant de lieux où se construisent les connaissances et les compétences. La famille y occupe naturellement une place essentielle. Au-delà des dépenses de rentrée, elle est le premier espace où l’enfant découvre le goût d’apprendre, l’effort, la persévérance, la confiance et le sens des responsabilités. C’est pourquoi la rentrée peut être l’occasion de rappeler une conviction simple : le développement d’un pays commence aussi par la qualité de la formation de sa jeunesse et le rôle qu’y jouent les familles. Investir dans l’éducation, la formation, la recherche et les sciences, comme tente de le faire le Gouvernement malgré les difficultés actuelles, c’est préparer les compétences dont le pays aura besoin demain. Et pour notre jeunesse, la connaissance, la compétence, le travail et la créativité constituent sans doute les moyens les plus sûrs de construire son avenir et de prendre toute sa place dans le monde. Notre jeunesse est notre richesse. Sa formation est notre investissement dans le futur.
Dakar, dimanche 27 septembre 2026
Professeur Mary Teuw Niane

Dia Koussa

Dimanche 27 Septembre 2026 12:02


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