Les travailleurs des trois sociétés liquidées, AMA Sénégal, la SIAS (Société industrielle d’aménagement urbain du Sénégal) et la Sotrac, ont entamé une grève de la faim illimitée pour réclamer le paiement de leurs indemnités.
Réunis à leur quartier général à Liberté 5, les grévistes se disent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications, quitte à mettre leur vie en danger. Ils interpellent directement le président Bassirou Diomaye Faye.
« Voilà plus de 20 ans que nous luttons contre les injustices que subissent les ex-travailleurs de la Sotrac, de la Sias et d’AMA Sénégal. Lesquelles injustices sociales sont causées par l’État du Sénégal. Voilà plus de 20 ans que nous sommes tenaillés entre des promesses non tenues et des engagements non respectés de la part de l’État du Sénégal », a dénoncé Amdy Moustapha Ngom, coordonnateur du Cadre unitaire des sociétés Sotrac, Sias et AMA Sénégal.
Revenant sur les démarches entreprises au fil des années, il rappelle : « Le président Abdoulaye Wade nous avait fait une avance. Le président Macky Sall, en 2023, a fait voter dans le budget du Sénégal, par l’Assemblée nationale, 13 milliards destinés au paiement du passif social ».
« Mais malheureusement, in fine, après tout, il ne nous a remis que 1 milliard 600 millions. Ce qui est une somme dérisoire. Donc, l’État du Sénégal reste nous devoir 11 milliards 400 millions de FCFA », a-t-il poursuivi.
Avec l’arrivée du Président Bassirou Diomaye Faye, les anciens travailleurs disent avoir nourri un nouvel espoir. « Dès son arrivée, le président de la République a reconnu que l’État doit un passif social aux agents des sociétés liquidées. Et il nous a même demandé de patienter pour qu’ils cherchent les voies et moyens de nous payer. Parce que, disait-il, ce sont des syndicalistes qui sont parvenus au sommet de l’État », a expliqué Amdy Moustapha Ngom.
« Alors là aussi, nous avons cru en lui. Nous nous sommes battus avec les centrales syndicales qui ont pris en bandoulière le passif social, jusqu’à ce que le Pacte de stabilité sociale prenne en charge le passif social des trois sociétés liquidées, Sotrac, Sias et AMA Sénégal », a-t-il ajouté.
Malgré ces engagements, la situation n’a pas évolué selon les grévistes. « Nous sommes en grève de la faim illimitée parce que l’État reste nous devoir la somme reliquataire de 11,4 milliards de FCFA », a insisté le coordonnateur.
« Nous sommes des vieillards, sexagénaires. Nous traînons des pathologies »
Amdy Moustapha Ngom revient également sur les échanges avec Lamine Dianté, alors président du Haut Conseil du dialogue social : « M. Lamine Dianté nous a reçus. Il nous avait reçus en tant que président du Haut Conseil du dialogue social. Il nous avait promis que toutes les diligences seraient faites et que, peut-être, d’ici la Tabaski, on allait rentrer dans nos fonds ».
« La Tabaski est passée, la Tamkharit, le Magal, aujourd’hui, nous sommes devant le Gamou (Mawlid). Tout cela avec des difficultés, etc. », a-t-il déploré.
Face à cette attente prolongée, les grévistes disent avoir décidé de passer à une nouvelle étape. « Mais hélas, d’attendre, les camarades ont décidé de venir ici mourir les armes à la main. Parce que chaque semaine, nous comptons des morts », a-t-il affirmé.
« Pourquoi être oisifs et attendre la mort ? Il faut prendre les armes à la main et se battre pour avoir notre argent. Voilà pourquoi nous sommes là et nous nous battrons », a-t-il ajouté.
S’adressant au chef de l’État, il lance : « Nous sommes des vieillards, sexagénaires. Nous traînons des pathologies. Nous sommes malades. Nos familles sont malades. Qu’est-ce qu’il nous reste maintenant à faire ? Sinon, rester ici dans ce mouroir et attendre la fin. »
« Mais nous espérons qu’avant qu’une catastrophe se produise, le président de la République et son gouvernement seront sensibilisés pour que cette situation soit vite réglée », a conclu le coordonnateur.
Réunis à leur quartier général à Liberté 5, les grévistes se disent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à satisfaction de leurs revendications, quitte à mettre leur vie en danger. Ils interpellent directement le président Bassirou Diomaye Faye.
« Voilà plus de 20 ans que nous luttons contre les injustices que subissent les ex-travailleurs de la Sotrac, de la Sias et d’AMA Sénégal. Lesquelles injustices sociales sont causées par l’État du Sénégal. Voilà plus de 20 ans que nous sommes tenaillés entre des promesses non tenues et des engagements non respectés de la part de l’État du Sénégal », a dénoncé Amdy Moustapha Ngom, coordonnateur du Cadre unitaire des sociétés Sotrac, Sias et AMA Sénégal.
Revenant sur les démarches entreprises au fil des années, il rappelle : « Le président Abdoulaye Wade nous avait fait une avance. Le président Macky Sall, en 2023, a fait voter dans le budget du Sénégal, par l’Assemblée nationale, 13 milliards destinés au paiement du passif social ».
« Mais malheureusement, in fine, après tout, il ne nous a remis que 1 milliard 600 millions. Ce qui est une somme dérisoire. Donc, l’État du Sénégal reste nous devoir 11 milliards 400 millions de FCFA », a-t-il poursuivi.
Avec l’arrivée du Président Bassirou Diomaye Faye, les anciens travailleurs disent avoir nourri un nouvel espoir. « Dès son arrivée, le président de la République a reconnu que l’État doit un passif social aux agents des sociétés liquidées. Et il nous a même demandé de patienter pour qu’ils cherchent les voies et moyens de nous payer. Parce que, disait-il, ce sont des syndicalistes qui sont parvenus au sommet de l’État », a expliqué Amdy Moustapha Ngom.
« Alors là aussi, nous avons cru en lui. Nous nous sommes battus avec les centrales syndicales qui ont pris en bandoulière le passif social, jusqu’à ce que le Pacte de stabilité sociale prenne en charge le passif social des trois sociétés liquidées, Sotrac, Sias et AMA Sénégal », a-t-il ajouté.
Malgré ces engagements, la situation n’a pas évolué selon les grévistes. « Nous sommes en grève de la faim illimitée parce que l’État reste nous devoir la somme reliquataire de 11,4 milliards de FCFA », a insisté le coordonnateur.
« Nous sommes des vieillards, sexagénaires. Nous traînons des pathologies »
Amdy Moustapha Ngom revient également sur les échanges avec Lamine Dianté, alors président du Haut Conseil du dialogue social : « M. Lamine Dianté nous a reçus. Il nous avait reçus en tant que président du Haut Conseil du dialogue social. Il nous avait promis que toutes les diligences seraient faites et que, peut-être, d’ici la Tabaski, on allait rentrer dans nos fonds ».
« La Tabaski est passée, la Tamkharit, le Magal, aujourd’hui, nous sommes devant le Gamou (Mawlid). Tout cela avec des difficultés, etc. », a-t-il déploré.
Face à cette attente prolongée, les grévistes disent avoir décidé de passer à une nouvelle étape. « Mais hélas, d’attendre, les camarades ont décidé de venir ici mourir les armes à la main. Parce que chaque semaine, nous comptons des morts », a-t-il affirmé.
« Pourquoi être oisifs et attendre la mort ? Il faut prendre les armes à la main et se battre pour avoir notre argent. Voilà pourquoi nous sommes là et nous nous battrons », a-t-il ajouté.
S’adressant au chef de l’État, il lance : « Nous sommes des vieillards, sexagénaires. Nous traînons des pathologies. Nous sommes malades. Nos familles sont malades. Qu’est-ce qu’il nous reste maintenant à faire ? Sinon, rester ici dans ce mouroir et attendre la fin. »
« Mais nous espérons qu’avant qu’une catastrophe se produise, le président de la République et son gouvernement seront sensibilisés pour que cette situation soit vite réglée », a conclu le coordonnateur.