ONU : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une réforme plus agile et moins bureaucratique



À New York, ce jeudi 24 septembre 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a pris la parole à l’occasion de la 81e Assemblée générale des Nations unies. Il y a abordé la réforme de l’organisation, dans un contexte international marqué par de multiples crises.

Le chef de l’État a d’abord dressé un constat préoccupant. Selon lui, la situation financière de l’ONU appelle sa capacité opérationnelle et nourrit des interrogations sur son efficacité. Une réalité qui concerne aussi bien les opérations de paix que les objectifs de développement durable, dont la réalisation accuse des retards considérables.

Face à cette situation, le Président Faye reconnaît que certains pourraient être tentés de considérer le multilatéralisme comme un modèle dépassé et d’agir en marge des mécanismes communs. Mais, dit-il, « le Sénégal ne partage pas cette vision ».

« Au contraire, c’est précisément parce que le monde traverse une accumulation de crises sans précédent que nous avons besoin d’une organisation des Nations Unies plus forte, plus représentative et plus efficace », a-t-il déclaré.

Bassirou Diomaye Faye demande de ne pas fragmenter davantage le système multilatéral. « Nous ne réglerons pas les crises en fragmentant davantage le système multilatéral. Nous ne construirons pas la paix dans une logique de rapport de force », a-t-il poursuivi.

Il a également mis en garde contre toute tentative de substituer la force au droit. « Nous ne garantirons pas un ordre international juste en substituant la force au droit. Ce serait mettre en péril la raison principale de l’organisation, à savoir le dialogue, la prévention des conflits, le règlement pacifique des différends, la coopération et le respect du droit international », a-t-il averti.

Renforcement du système des Nations Unies

Dans cet esprit, le chef de l’Etat a estimé que l’initiative ONU 81 offre une opportunité historique d’engager les transformations structurelles et normatives nécessaires.

Il a toutefois précisé que réformer l’organisation ne doit pas réduire son ambition. Il s’agit, selon lui, de la rendre « moins bureaucratique dans son fonctionnement, plus agile dans son action, plus efficace dans ses dépenses et mieux articulée entre le siège et le terrain pour mieux servir le peuple qu’elle représente ».

A l’en croire, le Sénégal soutient cette dynamique. « C’est le sens de notre contribution au renforcement du système des Nations Unies ». 

Il a aussi évoqué la construction, sur les propres ressources du Sénégal, de la Maison des Nations Unies dans la nouvelle ville de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar. 

« Cette plateforme équipée de dernière technologie accueillera, sur un même site, l’ensemble des entités du système des Nations Unies. Une manière, pour Dakar, de traduire concrètement son engagement en faveur d’un multilatéralisme rénové et efficace », a conclu le chef de l’État. 

Moussa Ndongo

Jeudi 24 Septembre 2026 22:29


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