La coalition de la société civile dit documenter une présence accrue des forces armées autour de la campagne et du processus électoral. Et elle s’inquiète aussi d’avertissements adressés aux électeurs autour des bureaux de vote.
Godber Tumushabe, du Great Lakes Institute for Strategic Studies s'inquiète d'une telle situation : « Le chef de l’armée et le porte-parole ont publié des mises en garde demandant aux électeurs de ne pas rester près des bureaux de vote après avoir voté — alors même que la loi l’autorise, à condition d’être à vingt mètres du bureau. Et un commentaire particulièrement inquiétant est venu d’un officier supérieur de la quatrième division de l’armée à Gulu : il a averti que les Ougandais qui resteraient près des bureaux de vote après avoir voté pourraient être arrêtés… ou abattus. »
Solidarité
L’alerte est relayée au-delà de l’Ouganda : des militants de la région, notamment en Tanzanie, expriment leur solidarité — dans un pays où des violences policières ont aussi marqué la dernière présidentielle. Tito Magoti, avocat des droits humains, est de ceux-là : « Museveni brandit le slogan “protéger les acquis”. Mais certains “acquis” ne sont pas honorables. On ne protège pas un régime militaire. On ne protège pas les brutalités policières. Je lui demande de renoncer à la force et à la violence : à l’approche du scrutin, l’État veut écarter les citoyens de la gouvernance de leur pays. Et cela risque de mal finir. »
Ces organisations appellent à la désescalade et réclament des garanties pour que chacun puisse voter le jeudi 15 janvier sans peur.
Godber Tumushabe, du Great Lakes Institute for Strategic Studies s'inquiète d'une telle situation : « Le chef de l’armée et le porte-parole ont publié des mises en garde demandant aux électeurs de ne pas rester près des bureaux de vote après avoir voté — alors même que la loi l’autorise, à condition d’être à vingt mètres du bureau. Et un commentaire particulièrement inquiétant est venu d’un officier supérieur de la quatrième division de l’armée à Gulu : il a averti que les Ougandais qui resteraient près des bureaux de vote après avoir voté pourraient être arrêtés… ou abattus. »
Solidarité
L’alerte est relayée au-delà de l’Ouganda : des militants de la région, notamment en Tanzanie, expriment leur solidarité — dans un pays où des violences policières ont aussi marqué la dernière présidentielle. Tito Magoti, avocat des droits humains, est de ceux-là : « Museveni brandit le slogan “protéger les acquis”. Mais certains “acquis” ne sont pas honorables. On ne protège pas un régime militaire. On ne protège pas les brutalités policières. Je lui demande de renoncer à la force et à la violence : à l’approche du scrutin, l’État veut écarter les citoyens de la gouvernance de leur pays. Et cela risque de mal finir. »
Ces organisations appellent à la désescalade et réclament des garanties pour que chacun puisse voter le jeudi 15 janvier sans peur.