L'opposant ougandais Bobi Wine, en fuite depuis plusieurs jours après un raid des forces de sécurité à son domicile, a dénoncé ce samedi 24 janvier l'agression de son épouse. Elle a été hospitalisée après avoir été victime de violences et de strangulation par des soldats.
Yoweri Museveni, ex-guérillero âgé de 81 ans, a remporté la semaine dernière un septième mandat présidentiel consécutif, avec 71,65% des suffrages, à l'issue d'un scrutin critiqué par des observateurs et des ONG qui ont notamment pointé la répression de l'opposition.
Son principal adversaire, Bobi Wine, 43 ans, qui a officiellement obtenu 24,72% des voix, a pris la fuite au lendemain du scrutin du 15 janvier, dont il a dénoncé des résultats "truqués".
L'opposant a affirmé, ce samedi 24 janvier sur X que des centaines de soldats, la plupart ivres, ont fait irruption la nuit précédente à son domicile, ont mis sa femme "en joue" et l'ont "étranglée et insultée". "Ma femme a été transportée d'urgence à l'hôpital où elle est toujours hospitalisée, souffrant de traumatismes physiques et psychologiques." Il a également publié des photos montrant le saccage à son domicile.
Le fils du chef de l'État ougandais et chef de l'armée Muhoozi Kainerugaba, 51 ans, connu pour ses publications incendiaires sur les réseaux sociaux, avait écrit en début de semaine vouloir la mort de Bobi Wine, message qu'il a depuis supprimé. L'opposant avait déjà connu détention et torture lors des élections de 2021.
"Des garanties immédiates" de sécurité
Pour Robert Amsterdam, un des avocats de Bobi Wine, la communauté internationale, et notamment l'ONU, doit "exiger des garanties immédiates et vérifiables quant à la sécurité de Bobi Wine et à lui permettre de rentrer sain et sauf auprès de sa famille". "M. Wine n'a commis aucun crime", a-t-il ajouté, affirmant que "son seul tort est d'avoir dénoncé, une fois de plus, la brutalité et le caractère dictatorial du régime du président Museveni, par le biais d'une opposition politique pacifique".
L'Ouganda, pays de la région des Grands lacs, est dirigé d'une main de fer depuis 1986 par Yoweri Museveni.
Le chef de l'armée, qui ne cache pas ses ambitions de succéder à son père, a affirmé vendredi que 30 membres de l'opposition ont été tués, et quelque 2.000 de leurs partisans arrêtés. Dans la foulée, il avait affirmé que le pays était "désormais en paix" et qu'il ne publierait "plus aucun message menaçant".
L'ONU et l'UE ont fait part de leurs préoccupations à la suite des violences post- électorales.
Yoweri Museveni, ex-guérillero âgé de 81 ans, a remporté la semaine dernière un septième mandat présidentiel consécutif, avec 71,65% des suffrages, à l'issue d'un scrutin critiqué par des observateurs et des ONG qui ont notamment pointé la répression de l'opposition.
Son principal adversaire, Bobi Wine, 43 ans, qui a officiellement obtenu 24,72% des voix, a pris la fuite au lendemain du scrutin du 15 janvier, dont il a dénoncé des résultats "truqués".
L'opposant a affirmé, ce samedi 24 janvier sur X que des centaines de soldats, la plupart ivres, ont fait irruption la nuit précédente à son domicile, ont mis sa femme "en joue" et l'ont "étranglée et insultée". "Ma femme a été transportée d'urgence à l'hôpital où elle est toujours hospitalisée, souffrant de traumatismes physiques et psychologiques." Il a également publié des photos montrant le saccage à son domicile.
Le fils du chef de l'État ougandais et chef de l'armée Muhoozi Kainerugaba, 51 ans, connu pour ses publications incendiaires sur les réseaux sociaux, avait écrit en début de semaine vouloir la mort de Bobi Wine, message qu'il a depuis supprimé. L'opposant avait déjà connu détention et torture lors des élections de 2021.
"Des garanties immédiates" de sécurité
Pour Robert Amsterdam, un des avocats de Bobi Wine, la communauté internationale, et notamment l'ONU, doit "exiger des garanties immédiates et vérifiables quant à la sécurité de Bobi Wine et à lui permettre de rentrer sain et sauf auprès de sa famille". "M. Wine n'a commis aucun crime", a-t-il ajouté, affirmant que "son seul tort est d'avoir dénoncé, une fois de plus, la brutalité et le caractère dictatorial du régime du président Museveni, par le biais d'une opposition politique pacifique".
L'Ouganda, pays de la région des Grands lacs, est dirigé d'une main de fer depuis 1986 par Yoweri Museveni.
Le chef de l'armée, qui ne cache pas ses ambitions de succéder à son père, a affirmé vendredi que 30 membres de l'opposition ont été tués, et quelque 2.000 de leurs partisans arrêtés. Dans la foulée, il avait affirmé que le pays était "désormais en paix" et qu'il ne publierait "plus aucun message menaçant".
L'ONU et l'UE ont fait part de leurs préoccupations à la suite des violences post- électorales.