Alors que les garde-côtes mauritaniens signalent une forte reprise des tentatives de traversées vers les îles Canaries depuis la fin du mois de mai, les pirogues interceptées partent de pays situés de plus en plus au sud, comme la Guinée ou la Gambie. Un déplacement des routes migratoires qui multiplie les risques pour les candidats à l'exil qui veulent à tout prix rejoindre l'archipel espagnol.
Plus de 1 000 candidats à l'émigration irrégulière secourus au large des côtes mauritaniennes ces dix derniers jours : en Mauritanie, les garde-côtes signalent une forte reprise des flux migratoires sur la dangereuse route Atlantique qui mènent des côtes d'Afrique de l'Ouest vers l'archipel espagnol des Canaries.
Très exactement, « 1 187 [migrants] ont été secourus depuis le 28 mai 2026, ce qui représente une forte concentration des opérations de sauvetage sur cette période récente », a indiqué mardi 9 juin à l'AFP Ahmed Moulaye, le directeur de la lutte contre la migration irrégulière des garde-côtes mauritaniens. Ce chiffre porte à 1 417 le nombre de migrants auxquels les autorités ont porté secours depuis le début de l'année.
La vague des départs a repris à la fin mai, quelques jours après la Tabaski, à un rythme qui fait figure de mauvais signe pour Ahmed Moulaye, selon qui, s'il perdure, « les arrivées pourraient atteindre un niveau inédit cette année », même si pour l'instant, il n'y a eu aucune arrivée aux Canaries, donc aucune traversée réussie. Parmi les pirogues interceptées, huit venaient de la Gambie et du Sénégal.
Hausse des contrôles
Toutes les personnes secourues ont été transférées dans des centres d'accueil temporaires pour étrangers financés par l'Union européenne, situés à Nouakchott et à Nouadhibou. Conçues pour étudier leur éligibilité à la protection internationale, ces structures accueillent les rescapés pendant 72 heures maximum, le temps de « déterminer leur situation individuelle ».
Depuis les accords signés entre les pays européens et certains pays africains de la côte Atlantique comme le Maroc ou la Mauritanie, les contrôles s'intensifient pour empêcher les traversées vers le Vieux Continent, ce qui explique en partie la hausse du nombre de sauvetages recensés. Une autre de leur conséquence est le déplacement des routes migratoires, dont les départs se font de plus en plus au sud, depuis la Gambie ou la Guinée, rallongeant ainsi la durée des traversées et donc les risques de se perdre en mer ou de chavirer.
Plus de 1 000 candidats à l'émigration irrégulière secourus au large des côtes mauritaniennes ces dix derniers jours : en Mauritanie, les garde-côtes signalent une forte reprise des flux migratoires sur la dangereuse route Atlantique qui mènent des côtes d'Afrique de l'Ouest vers l'archipel espagnol des Canaries.
Très exactement, « 1 187 [migrants] ont été secourus depuis le 28 mai 2026, ce qui représente une forte concentration des opérations de sauvetage sur cette période récente », a indiqué mardi 9 juin à l'AFP Ahmed Moulaye, le directeur de la lutte contre la migration irrégulière des garde-côtes mauritaniens. Ce chiffre porte à 1 417 le nombre de migrants auxquels les autorités ont porté secours depuis le début de l'année.
La vague des départs a repris à la fin mai, quelques jours après la Tabaski, à un rythme qui fait figure de mauvais signe pour Ahmed Moulaye, selon qui, s'il perdure, « les arrivées pourraient atteindre un niveau inédit cette année », même si pour l'instant, il n'y a eu aucune arrivée aux Canaries, donc aucune traversée réussie. Parmi les pirogues interceptées, huit venaient de la Gambie et du Sénégal.
Hausse des contrôles
Toutes les personnes secourues ont été transférées dans des centres d'accueil temporaires pour étrangers financés par l'Union européenne, situés à Nouakchott et à Nouadhibou. Conçues pour étudier leur éligibilité à la protection internationale, ces structures accueillent les rescapés pendant 72 heures maximum, le temps de « déterminer leur situation individuelle ».
Depuis les accords signés entre les pays européens et certains pays africains de la côte Atlantique comme le Maroc ou la Mauritanie, les contrôles s'intensifient pour empêcher les traversées vers le Vieux Continent, ce qui explique en partie la hausse du nombre de sauvetages recensés. Une autre de leur conséquence est le déplacement des routes migratoires, dont les départs se font de plus en plus au sud, depuis la Gambie ou la Guinée, rallongeant ainsi la durée des traversées et donc les risques de se perdre en mer ou de chavirer.