Plus grave que le « Doing Business » : le Sénégal 154ème sur l’indice de développement humain

Le leader du mouvement M23 patriotique qui est d’avis que Moubarack LO, désormais ex-Directeur de cabinet adjoint du président Sall. Au-delà des 2,5 milliards que Macky Sall aurait gaspillés, il y a plus grave que le fumeux rapport du « Doing Business ». Cheikh Sadibou Diop soutient que le dernier document produit par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dans son diagnostic des conditions d’existence des populations, « classe le Sénégal 154ème sur 187 pays ». Ce, en tenant compte des « trois (3) handicaps de l’économie sénégalaise : l’administration, l’énergie et le secteur privé ».



"Il y a beaucoup de gens de l'Alliance pour la République (APR) qui critiquent les propos de Moubarack LO. Mais ce qu'ils ne savent pas c'est qu'il n'a encore rien dit parce que le dernier résultat du rapport du PNUD concernant l'Indice de Développement Humain (IDH), classe le Sénégal 154ème sur 187 pays" assène le leader du mouvement M23 patriotique, Cheikh Sadibou Diop qui précise.

"L'IDH est beaucoup plus sérieux du point de vue calcul que le rapport Doing Business et le taux de croissance car, révélant avec exactitude le mieux-être des populations. Il se fonde sur trois (3) critères majeurs que sont l'espérance de vie, le niveau d'éducation et de vie". Et le leader d'annoncer pire.  "La note du Sénégal à l'IDH de O,47 qui est en deçà de la moyenne de l'Afrique subsaharienne qui est de 0,475. Donc Maoubarack LO n'a pas encore révélé. C'est ce que les économistes appellent les trois handicaps majeurs: L'inefficacité de son administration, une gestion catastrophique de son ministère de l'Energie, la faiblesse de son secteur privé".

Un secteur selon Cheikh Sadibou Diop qui "a besoin de la protection de l'Etat pour faire face à l'importance anarchique de nos commerçants" mais qui "vient de recevoir un autre coup de frein qu'est l'Impôt sur les Sociétés (SI) qui, s'il n'est pas le plus élevé dans la zone de l'Union Economique et Monétaire de l'Ouest Africain (UEMOA).

"Quand au secteur énergétique , avec la médiocre production que nous connaissons, il empêche aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Petites et Moyennes Industries (PMI) de fonctionner normalement", explique ce dernier qui en ce qui concerne l'administration, lâche que "la preuve palpable de son inefficacité est caractérisée par le report par le Sénégal de sa rencontre avec le groupe consultatif du Paris du fait d'une impréparation" sur les colonnes du journal "l'as".

Dié BA

Mercredi 27 Novembre 2013 11:49


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