L'Honorable deputé, Abdourahmane Diouf a fermement rappelé, dans une sortie officielle dur sa page Facebook, le caractère central d'Ousmane Sonko dans l'architecture politique actuelle du Sénégal. Pour le parlementaire, contester le rôle fondateur du leader de Pastef relève de l'absurde, comparant cette attitude à « une fourmi qui contesterait la grandeur d’une avenue ». Il prévient que vouloir dissocier le projet national de l'homme qui l'a porté risquerait de provoquer une « rupture artificielle » avec le socle populaire.
Abdourahmane Diouf insiste sur le fait que l'alternance de 2024 n'est pas née d'une « abstraction », mais d'un combat et d'une vision incarnés pendant des années par Ousmane Sonko, souvent dans l'adversité. Selon lui, la reconnaissance de ce leadership ne diminue en rien la « légitimité institutionnelle » du Chef de l'État, mais permet de rester fidèle à l'histoire politique récente du pays. « On ne réécrit pas l’histoire politique d’un pays au gré des circonstances », a-t-il martelé.
Se projetant déjà vers les prochaines échéances électorales, l'Honorable Abdourahmane Diouf a clos son propos par une déclaration sans équivoque sur l'avenir du parti au pouvoir. Il a désigné le Premier ministre actuel comme le futur porte-étendard du mouvement : « Sonko sera notre candidat en 2029 ». Cette prise de position vise à clarifier la trajectoire politique du camp présidentiel pour les années à venir.