Le président de l'organisation SOS Consommateurs approuve les retenues sur les salaires des enseignants grévistes et appelle l'État à maintenir la « méthode forte ». Pour Maître Massokhna Kane, le paiement de prestations non effectuées sur des deniers publics est inacceptable et s'apparente à un détournement de fonds.
« On ne peut pas payer un salaire à quelqu'un qui est allé volontairement en grève. Un travailleur a le droit d'aller en grève. C'est un droit reconnu par la Constitution et par le Code du travail. Mais ils savent très bien que la contrepartie du salaire, c'est le travail », a déclaré Maître Kane lors d'un entretien avec El Hadj Mouridiana.
L'avocat dénonce une pratique qu'il juge « injuste et illégale » consistant à restituer les sommes ponctionnées : « Les syndicalistes savent très bien qu'en allant en grève, normalement, on ne doit pas les payer. Mais on les a habitués depuis des années à leur payer, à leur restituer même des ponctions sur des salaires. »
Selon lui, cette situation est la cause principale de la longévité des crises sociales dans le secteur de l'éducation : « Quelqu'un qui va en grève et qui est payé n'arrête pas sa grève. Et c'est ça qui fait qu'au Sénégal, nous connaissons depuis des années des grèves qui durent des mois. C'est inacceptable. »
Enfin, Maître Massokhna Kane rappelle le rôle des centrales syndicales dans ces circonstances : « Normalement, quand un travailleur va légalement en grève, c'est son syndicat qui distribue des indemnités aux grévistes. » Il exhorte donc l'État à continuer de faire preuve de fermeté pour garantir l'équité devant les deniers publics.
« On ne peut pas payer un salaire à quelqu'un qui est allé volontairement en grève. Un travailleur a le droit d'aller en grève. C'est un droit reconnu par la Constitution et par le Code du travail. Mais ils savent très bien que la contrepartie du salaire, c'est le travail », a déclaré Maître Kane lors d'un entretien avec El Hadj Mouridiana.
L'avocat dénonce une pratique qu'il juge « injuste et illégale » consistant à restituer les sommes ponctionnées : « Les syndicalistes savent très bien qu'en allant en grève, normalement, on ne doit pas les payer. Mais on les a habitués depuis des années à leur payer, à leur restituer même des ponctions sur des salaires. »
Selon lui, cette situation est la cause principale de la longévité des crises sociales dans le secteur de l'éducation : « Quelqu'un qui va en grève et qui est payé n'arrête pas sa grève. Et c'est ça qui fait qu'au Sénégal, nous connaissons depuis des années des grèves qui durent des mois. C'est inacceptable. »
Enfin, Maître Massokhna Kane rappelle le rôle des centrales syndicales dans ces circonstances : « Normalement, quand un travailleur va légalement en grève, c'est son syndicat qui distribue des indemnités aux grévistes. » Il exhorte donc l'État à continuer de faire preuve de fermeté pour garantir l'équité devant les deniers publics.