Depuis le 1ᵉʳ mai 2026, la Chine supprime les droits de douane sur près de 98 % des produits provenant de 53 pays africains. Une nouvelle politique censée renforcer le commerce entre Pékin et le continent. En Afrique du Sud comme au Rwanda, cette ouverture suscite de fortes attentes chez les exportateurs agricoles, même si l'accès au marché chinois ne sera pas aussi facile que ça.
En Afrique du Sud, de nombreux secteurs économiques saluent déjà l’instauration de ces « tarifs douaniers zéro ». chinois. La filière du vin, par exemple, vient tout juste d’être officiellement ajoutée à la liste des produits exemptés de taxes et prévoit déjà d’augmenter massivement son volume d’exportation.
Chez les petits producteurs de fruits et légumes, l'optimisme est également de mise. Dans un hangar situé entre Johannesburg et Pretoria, Quinty Rabophala emballe des barquettes de petites courgettes tout juste récoltées. « On ne met pas exactement 500 grammes, on met toujours un peu plus ! », sourit-il à notre correspondant à Johannesbourg, Valentin Hugues.
Pour l’instant, sa production est destinée à l’Europe. Mais il commence à s’intéresser au marché chinois. Pour mieux le comprendre, il a postulé à une mission commerciale prévue en novembre. « Si je veux y aller, ce n'est pas pour regarder leurs gratte-ciels, mais bien pour savoir ce qu'ils mangent. Je pourrai ainsi adapter mon système de production à leur demande », explique-t-il.
Des opportunités… mais aussi des contraintes
Comme lui, de nombreux producteurs de fruits et légumes sud-africains voient dans la suppression des droits de douane une opportunité. Mais sur le terrain, « les exigences sanitaires sont désormais plus strictes qu'auparavant. Et il faut donc s’y conformer », souligne Ikarabele Legae, à la tête d’une société d’exportation et qui accompagne ces primeurs.
Selon lui, « la situation sera plutôt favorable » pour « les grandes entreprises », car « elles ont déjà des relations commerciales de 20 ou 30 ans ». Pour les petits producteurs, la situation est plus incertaine. « On reste très optimistes car il y a de belles opportunités à saisir, tempère-t-il, mais l'enjeu est aussi de s'assurer de la création d’un marché durable ».
Au Rwanda, l’enjeu de la diversification
Au Rwanda, cette ouverture est perçue comme une opportunité d’étendre les marchés potentiels, notamment dans le café et l'horticulture, pour mieux résister aux bouleversements mondiaux.
« Nous cherchons à augmenter notre production, surtout d’avocats, car c’est un marché très important », explique Sonia Umurungi, vice-présidente de l’association des exportateurs horticoles au micro de notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud. Pour elle, la diversification est essentielle : elle « permet de ne pas dépendre d’un seul marché ».
En Afrique du Sud, de nombreux secteurs économiques saluent déjà l’instauration de ces « tarifs douaniers zéro ». chinois. La filière du vin, par exemple, vient tout juste d’être officiellement ajoutée à la liste des produits exemptés de taxes et prévoit déjà d’augmenter massivement son volume d’exportation.
Chez les petits producteurs de fruits et légumes, l'optimisme est également de mise. Dans un hangar situé entre Johannesburg et Pretoria, Quinty Rabophala emballe des barquettes de petites courgettes tout juste récoltées. « On ne met pas exactement 500 grammes, on met toujours un peu plus ! », sourit-il à notre correspondant à Johannesbourg, Valentin Hugues.
Pour l’instant, sa production est destinée à l’Europe. Mais il commence à s’intéresser au marché chinois. Pour mieux le comprendre, il a postulé à une mission commerciale prévue en novembre. « Si je veux y aller, ce n'est pas pour regarder leurs gratte-ciels, mais bien pour savoir ce qu'ils mangent. Je pourrai ainsi adapter mon système de production à leur demande », explique-t-il.
Des opportunités… mais aussi des contraintes
Comme lui, de nombreux producteurs de fruits et légumes sud-africains voient dans la suppression des droits de douane une opportunité. Mais sur le terrain, « les exigences sanitaires sont désormais plus strictes qu'auparavant. Et il faut donc s’y conformer », souligne Ikarabele Legae, à la tête d’une société d’exportation et qui accompagne ces primeurs.
Selon lui, « la situation sera plutôt favorable » pour « les grandes entreprises », car « elles ont déjà des relations commerciales de 20 ou 30 ans ». Pour les petits producteurs, la situation est plus incertaine. « On reste très optimistes car il y a de belles opportunités à saisir, tempère-t-il, mais l'enjeu est aussi de s'assurer de la création d’un marché durable ».
Au Rwanda, l’enjeu de la diversification
Au Rwanda, cette ouverture est perçue comme une opportunité d’étendre les marchés potentiels, notamment dans le café et l'horticulture, pour mieux résister aux bouleversements mondiaux.
« Nous cherchons à augmenter notre production, surtout d’avocats, car c’est un marché très important », explique Sonia Umurungi, vice-présidente de l’association des exportateurs horticoles au micro de notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud. Pour elle, la diversification est essentielle : elle « permet de ne pas dépendre d’un seul marché ».