Au Sénégal, le chef d’Etat Diomaye Faye recevra ce vendredi 17 juillet (15h, GMT) son prédécesseur Macky Sall, au cours d’une audience controversée. Ce dernier veut bénéficier du soutien officiel de son pays pour le poste de Secrétaire général de l’ONU. Au même moment, le président en exercice, qui compte créer son parti le 08 août après sa rupture avec Ousmane Sonko, a besoin d’une partie de l’électorat de l’Alliance pour la République (APR, opposition) dont Macky Sall est le leader.
Au micro de RFI, ce vendredi matin, Moussa Diaw, professeur émérite de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, a analysé les enjeux de cette audience. Pour lui, Diomaye Faye «est dans une posture politique où il cherche des alliés», en prélude aux élections locales de 2027 et de la présidentielle de 2029.
En dehors d’un soutien du Sénégal à sa candidature à l’ONU, quel intérêt Macky Sall peut-il tirer de cette rencontre? A cette question, la réponse de l’universitaire se veut précise : «Ce retour pourrait permettre à l’APR de nouer des relations et des coalitions avec Diomaye. Cela lui permettrait d'accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c'est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici (en Afrique) fonctionne par le clientélisme, il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique».
Alors que des analyses politiques estiment que l’alliance entre Macky Sall et son successeur se noue au détriment d’Ousmane Sonko (leader du parti Pastef, majorité parlementaire), le Pr Moussa Diaw ne perçoit pas la situation sous cet angle. «La popularité de Sonko n'est pas affectée. Son dernier voyage pour inaugurer la permanence de son parti à Touba montre bien cette capacité de mobilisation : l'adhésion massive des jeunes à son parti et à sa personne. Tout cela montre qu'il a encore une popularité auprès des jeunes et des militants, et qu’ils sont donc attachés à sa personne», a-t-il expliqué.
Au micro de RFI, ce vendredi matin, Moussa Diaw, professeur émérite de sciences politiques à l'université Gaston-Berger de Saint-Louis, a analysé les enjeux de cette audience. Pour lui, Diomaye Faye «est dans une posture politique où il cherche des alliés», en prélude aux élections locales de 2027 et de la présidentielle de 2029.
En dehors d’un soutien du Sénégal à sa candidature à l’ONU, quel intérêt Macky Sall peut-il tirer de cette rencontre? A cette question, la réponse de l’universitaire se veut précise : «Ce retour pourrait permettre à l’APR de nouer des relations et des coalitions avec Diomaye. Cela lui permettrait d'accéder à des ressources. Vous savez, un parti qui perd le pouvoir, c'est aussi une perte de ressources, parce que la politique ici (en Afrique) fonctionne par le clientélisme, il faut avoir suffisamment de ressources pour pouvoir entretenir une clientèle politique».
Alors que des analyses politiques estiment que l’alliance entre Macky Sall et son successeur se noue au détriment d’Ousmane Sonko (leader du parti Pastef, majorité parlementaire), le Pr Moussa Diaw ne perçoit pas la situation sous cet angle. «La popularité de Sonko n'est pas affectée. Son dernier voyage pour inaugurer la permanence de son parti à Touba montre bien cette capacité de mobilisation : l'adhésion massive des jeunes à son parti et à sa personne. Tout cela montre qu'il a encore une popularité auprès des jeunes et des militants, et qu’ils sont donc attachés à sa personne», a-t-il expliqué.