Présidentielle 2024: Macky invité à mettre fin "à l'automacité de la perte d'éligibilité" des candidats



La jeunesse de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) s'est réunie ce samedi pour parler de situation actuelle du Sénégal, suite aux violents heurts notés les 1er, 2 et 3 juin. 
 
Face à la presse, ces jeunes du parti de l'ancien premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye "condamnent fermement ces violences inouïes". Ils abordent dans le même sens que "si Monsieur Ousmane Sonko a agi de la sorte, c’est pour défendre son droit à être éligible. Alors que les acteurs politiques nationaux et les auditeurs extérieurs du processus électoral sénégalais demandaient la suppression des articles organisant la perte automatique du droit de vote en cas de condamnation mineure, Monsieur Macky Sall y a ajouté la perte automatique du droit d’éligibilité en introduisant dans l’article L 57 du code électoral le mot « «électeur» » pour rendre inéligible un candidat en cas de condamnation."
 
Devant cette situation la jeunesse de l’ACT, "exige la suppression des articles L29 et L30 du Code électoral et la modification du L57 pour mettre fin à l’automaticité de la perte des droits de vote et d’éligibilité, et laisser au Juge le soin de la décision au cas par cas de ces droits fondamentaux en conformité avec les dispositions déjà prévues par le Code pénal sénégalais."
 
Ils en rajoutent : "la nécessité d’ajouter parmi les conditions rendant une candidature à l’élection présidentielle recevable, la précision de ne pas avoir prêté deux fois serment avant d’entrer dans les fonctions de Président de la République."

De leur avis : "cette condition permettrait d’éviter de laisser aux juges constitutionnels le soin d’interpréter notre Constitution sous la pression d’un Président de la République "

Pour la stabilité du pays, la jeunesse du parti ACT demande "solennellement au Président Macky Sall, de prendre en compte le message que lui a clairement adressé le peuple sénégalais déjà à deux reprises en 2021 et en juin 2023, afin de mieux appréhender ses souffrances et ses souhaits de justice et d’espoir. L’histoire nous montre que la paix sociale craint les espoirs déçus. En réalité, ce peuple est contre le troisième mandat, et le recul démocratique organisé par le parrainage et les condamnations et emprisonnements de politiques, d’activistes et de journalistes à n’en plus finir. Le Sénégal doit dépasser l’ère des prisonniers d’opinions en ce 21éme siècles."


Fana CiSSE

Samedi 17 Juin 2023 17:54


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