La Banque mondiale a publié un rapport consacré à l’essor urbain en Afrique subsaharienne et à la manière dont les villes peuvent davantage contribuer à la croissance économique, à la productivité et à la création d’emplois. Dans ce document, le Sénégal se trouve à un tournant charnière de son histoire démographique et structurelle, alors que l’Afrique subsaharienne constitue désormais « l’ultime frontière de l’urbanisation».
Vivre en milieu urbain plutôt que rural procure aux ménages sénégalais des avantages économiques considérables, se traduisant par une «prime» urbaine de dépenses nominales nettement supérieure, particulièrement marquée dans la capitale, Dakar. Cependant, cette croissance démographique rapide se heurte à une productivité générale poussive. Le principal obstacle à la performance économique des agglomérations réside dans le «manque relatif de pôles d’emplois accessibles dans des emplacements stratégiques de la ville ».
«Diriger l’investissement public…»
À cause de réseaux de transport fragmentés et de coûts de déplacement élevés, les travailleurs sont souvent contraints à la marche, ce qui restreint drastiquement leur accès aux opportunités formelles. Pour rompre ce cercle vicieux, la Banque mondiale préconise de « diriger l’investissement public là où son impact sur l’emploi et l’investissement privé sera le plus fort ». Cela nécessite de mener des programmes d’aménagement intégrés par zone pour densifier l'activité économique sur des sites spécifiques dotés d'infrastructures de base.
Parallèlement, la lisière des villes sénégalaises fait face à une expansion rapide et non planifiée qui engendre une fragmentation spatiale préjudiciable. Pour y remédier, le rapport recommande une approche visant à « orienter cette expansion avant que les coûts n’augmentent et que les possibilités ne se réduisent ». Cette stratégie repose sur le traçage précoce d'un réseau d'artères principales et sur la protection stricte des zones inconstructibles face aux risques climatiques. Elle s'accompagne de réformes réglementaires permettant aux propriétaires de « regrouper et (de structurer) la subdivision des parcelles au sein des macro-îlots délimités par ce maillage » afin de viabiliser les futurs quartiers.
Les réformes institutionnelles de long terme doivent être complétées à court terme par des « politiques pragmatiques et ciblées, susceptibles de produire des résultats à court terme ». Le renforcement de la gouvernance locale, l'élargissement de l'assiette de l'impôt foncier et la mobilisation de capitaux privés via des partenariats public-privé sont des leviers essentiels. Le succès de cette transition urbaine permettra de transformer l'Afrique subsaharienne en un « moteur durable de croissance économique et de création d’emploi ».
Vivre en milieu urbain plutôt que rural procure aux ménages sénégalais des avantages économiques considérables, se traduisant par une «prime» urbaine de dépenses nominales nettement supérieure, particulièrement marquée dans la capitale, Dakar. Cependant, cette croissance démographique rapide se heurte à une productivité générale poussive. Le principal obstacle à la performance économique des agglomérations réside dans le «manque relatif de pôles d’emplois accessibles dans des emplacements stratégiques de la ville ».
«Diriger l’investissement public…»
À cause de réseaux de transport fragmentés et de coûts de déplacement élevés, les travailleurs sont souvent contraints à la marche, ce qui restreint drastiquement leur accès aux opportunités formelles. Pour rompre ce cercle vicieux, la Banque mondiale préconise de « diriger l’investissement public là où son impact sur l’emploi et l’investissement privé sera le plus fort ». Cela nécessite de mener des programmes d’aménagement intégrés par zone pour densifier l'activité économique sur des sites spécifiques dotés d'infrastructures de base.
Parallèlement, la lisière des villes sénégalaises fait face à une expansion rapide et non planifiée qui engendre une fragmentation spatiale préjudiciable. Pour y remédier, le rapport recommande une approche visant à « orienter cette expansion avant que les coûts n’augmentent et que les possibilités ne se réduisent ». Cette stratégie repose sur le traçage précoce d'un réseau d'artères principales et sur la protection stricte des zones inconstructibles face aux risques climatiques. Elle s'accompagne de réformes réglementaires permettant aux propriétaires de « regrouper et (de structurer) la subdivision des parcelles au sein des macro-îlots délimités par ce maillage » afin de viabiliser les futurs quartiers.
Les réformes institutionnelles de long terme doivent être complétées à court terme par des « politiques pragmatiques et ciblées, susceptibles de produire des résultats à court terme ». Le renforcement de la gouvernance locale, l'élargissement de l'assiette de l'impôt foncier et la mobilisation de capitaux privés via des partenariats public-privé sont des leviers essentiels. Le succès de cette transition urbaine permettra de transformer l'Afrique subsaharienne en un « moteur durable de croissance économique et de création d’emploi ».