Le prix Caine récompense chaque année la meilleure nouvelle anglophone écrite par un auteur africain. Et pour 2026, c’est le Zimbabwéen Simbarashe Kundizeza qui l’a remporté au début du mois, avec son texte The Blue Fighter. « Une histoire puissante qui explore la paternité, l’ambition et les difficultés financières » selon le comité, qui a permis à l’écrivain d’empocher 10 000 livres sterling (soit un peu moins de 12 000 euros). Mais, depuis, un journal américain l’accuse, à son tour, d’avoir écrit son texte entièrement avec des outils d’intelligence artificielle (IA).
Le magazine The Atlantic s’est servi du logiciel Pangram, qui fonctionne lui-même grâce à l’intelligence artificielle (IA) mais dont la fiabilité est débattue. Ce détecteur estime que la nouvelle a été rédigée presque entièrement par une IA. La journaliste relève également que le style d’écriture de Simbarashe Kundizeza a radicalement changé, par rapport à ses précédents textes.
« C’est entièrement mon œuvre » s’est défendu l’écrivain sur les réseaux sociaux. Le comité du prix a, pour sa part, indiqué qu’il était de sa responsabilité d’examiner de telles allégations, tout en s’assurant que l’auteur soit accompagné au cours de la procédure.
Des voix africaines s'élèvent
Cette nouvelle affaire vient s’ajouter aux accusations qui ont récemment visé Jamir Nazir, écrivain trinidadien lauréat du prix du Commonwealth de la nouvelle, ou encore le romancier canado-haïtien Thélyson Orélien, dont le livre a été retiré de la première sélection du prix Goncourt français.
Des voix littéraires africaines ont depuis pris la défense de Simbarashe Kundizeza, comme sa compatriote Sue Nyathi ou le poète nigérian Romeo Oriogun. Ils rappellent que les auteurs ont le droit de changer de style, et que ce genre d’accusations vise systématiquement les écrivains noirs.
Le magazine The Atlantic s’est servi du logiciel Pangram, qui fonctionne lui-même grâce à l’intelligence artificielle (IA) mais dont la fiabilité est débattue. Ce détecteur estime que la nouvelle a été rédigée presque entièrement par une IA. La journaliste relève également que le style d’écriture de Simbarashe Kundizeza a radicalement changé, par rapport à ses précédents textes.
« C’est entièrement mon œuvre » s’est défendu l’écrivain sur les réseaux sociaux. Le comité du prix a, pour sa part, indiqué qu’il était de sa responsabilité d’examiner de telles allégations, tout en s’assurant que l’auteur soit accompagné au cours de la procédure.
Des voix africaines s'élèvent
Cette nouvelle affaire vient s’ajouter aux accusations qui ont récemment visé Jamir Nazir, écrivain trinidadien lauréat du prix du Commonwealth de la nouvelle, ou encore le romancier canado-haïtien Thélyson Orélien, dont le livre a été retiré de la première sélection du prix Goncourt français.
Des voix littéraires africaines ont depuis pris la défense de Simbarashe Kundizeza, comme sa compatriote Sue Nyathi ou le poète nigérian Romeo Oriogun. Ils rappellent que les auteurs ont le droit de changer de style, et que ce genre d’accusations vise systématiquement les écrivains noirs.