Le procès de Jérôme Badiaky, alias « Sniper », et de Sakory Ka s’est tenu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Dakar. Les deux prévenus sont poursuivis dans une affaire liée notamment à la détention et au trafic présumé d’armes.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 25 septembre 2024, Jérôme Badiaky comparaissait pour plusieurs chefs d’accusation : détention d’armes sans autorisation administrative, trafic illicite d’armes, usurpation de fonctions publiques civiles ou militaires, escroquerie portant sur les avantages de l’État ainsi que pour des manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique.
À ses côtés, Sakory Ka, frère de l’ancien ministre Doudou Ka, également en détention depuis le 28 novembre 2024, répondait principalement de faits présumés de détention illégale et de trafic d’armes.
À l’issue des débats, le procureur de la République a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de FCFA contre Jérôme Badiaky. Pour Sakory Ka, le ministère public a demandé trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 2 millions de FCFA, rapporte Seneweb.
Jérôme Badiaky conteste les accusations
À la barre, Jérôme Badiaky a rejeté la plupart des faits qui lui sont reprochés. Se présentant comme un responsable d’une société de sécurité privée, il a toutefois reconnu une erreur administrative concernant une arme retrouvée en sa possession.
« Je suis allé à l’Armurerie dakaroise. J’avais obtenu un marché à Tivaouane et les partenaires exigeaient des agents armés. On m’a remis l’arme et on m’a dit que je chercherais ensuite l’autorisation. C’est la seule erreur que j’ai commise », a-t-il expliqué.
Concernant une arme factice, il a affirmé l’avoir acquise pour renforcer la sécurité d’un site dont il avait la charge. Il a également apporté des explications sur les passeports diplomatiques et l’appartement de fonction dont il aurait bénéficié, affirmant les avoir obtenus dans le cadre de ses missions auprès d’anciens responsables de l’État.
Il a par ailleurs nié tout lien avec certains témoins cités dans le dossier ainsi qu’avec des personnalités politiques mentionnées dans la procédure.
Sakory Ka nie tout trafic d’armes
De son côté, Sakory Ka a contesté les accusations portées contre lui. Il a affirmé que les armes saisies étaient couvertes par des autorisations et destinées à ses activités de chasse.
Il a également nié avoir vendu une arme factice à Jérôme Badiaky.
Le parquet estime les infractions établies
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les infractions de détention illégale d’armes et de trafic illicite d’armes étaient constituées. Il a également soutenu que Jérôme Badiaky s’était rendu coupable d’escroquerie portant sur les avantages de l’État, notamment à travers l’obtention présumée d’un appartement de la SOGEPA et de passeports diplomatiques.
En revanche, le ministère public a considéré que les faits de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique n’étaient pas suffisamment établis.
La défense réclame la relaxe
Les avocats de Sakory Ka ont plaidé la relaxe de leur client, estimant que les armes saisies étaient régulièrement détenues et que l’accusation de trafic n’était pas fondée.
Pour la défense de Jérôme Badiaky, Me Aboubacry Barro a dénoncé un dossier qu’il juge infondé et a évoqué un contexte marqué par l’affaire de la disparition des gendarmes Fulbert Sambou et Didier Badji.
Les conseils de l’ancien agent de sécurité ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme une dimension politique de la procédure et ont plaidé l’innocence de leur client.
L’affaire a été mise en délibéré. Le tribunal rendra sa décision le 22 juillet 2026.
Placé sous mandat de dépôt depuis le 25 septembre 2024, Jérôme Badiaky comparaissait pour plusieurs chefs d’accusation : détention d’armes sans autorisation administrative, trafic illicite d’armes, usurpation de fonctions publiques civiles ou militaires, escroquerie portant sur les avantages de l’État ainsi que pour des manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique.
À ses côtés, Sakory Ka, frère de l’ancien ministre Doudou Ka, également en détention depuis le 28 novembre 2024, répondait principalement de faits présumés de détention illégale et de trafic d’armes.
À l’issue des débats, le procureur de la République a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 5 millions de FCFA contre Jérôme Badiaky. Pour Sakory Ka, le ministère public a demandé trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 2 millions de FCFA, rapporte Seneweb.
Jérôme Badiaky conteste les accusations
À la barre, Jérôme Badiaky a rejeté la plupart des faits qui lui sont reprochés. Se présentant comme un responsable d’une société de sécurité privée, il a toutefois reconnu une erreur administrative concernant une arme retrouvée en sa possession.
« Je suis allé à l’Armurerie dakaroise. J’avais obtenu un marché à Tivaouane et les partenaires exigeaient des agents armés. On m’a remis l’arme et on m’a dit que je chercherais ensuite l’autorisation. C’est la seule erreur que j’ai commise », a-t-il expliqué.
Concernant une arme factice, il a affirmé l’avoir acquise pour renforcer la sécurité d’un site dont il avait la charge. Il a également apporté des explications sur les passeports diplomatiques et l’appartement de fonction dont il aurait bénéficié, affirmant les avoir obtenus dans le cadre de ses missions auprès d’anciens responsables de l’État.
Il a par ailleurs nié tout lien avec certains témoins cités dans le dossier ainsi qu’avec des personnalités politiques mentionnées dans la procédure.
Sakory Ka nie tout trafic d’armes
De son côté, Sakory Ka a contesté les accusations portées contre lui. Il a affirmé que les armes saisies étaient couvertes par des autorisations et destinées à ses activités de chasse.
Il a également nié avoir vendu une arme factice à Jérôme Badiaky.
Le parquet estime les infractions établies
Dans son réquisitoire, le procureur de la République a estimé que les infractions de détention illégale d’armes et de trafic illicite d’armes étaient constituées. Il a également soutenu que Jérôme Badiaky s’était rendu coupable d’escroquerie portant sur les avantages de l’État, notamment à travers l’obtention présumée d’un appartement de la SOGEPA et de passeports diplomatiques.
En revanche, le ministère public a considéré que les faits de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique n’étaient pas suffisamment établis.
La défense réclame la relaxe
Les avocats de Sakory Ka ont plaidé la relaxe de leur client, estimant que les armes saisies étaient régulièrement détenues et que l’accusation de trafic n’était pas fondée.
Pour la défense de Jérôme Badiaky, Me Aboubacry Barro a dénoncé un dossier qu’il juge infondé et a évoqué un contexte marqué par l’affaire de la disparition des gendarmes Fulbert Sambou et Didier Badji.
Les conseils de l’ancien agent de sécurité ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme une dimension politique de la procédure et ont plaidé l’innocence de leur client.
L’affaire a été mise en délibéré. Le tribunal rendra sa décision le 22 juillet 2026.