La position globalement partagée au sein de la défense est qu'il y a une erreur originelle dans ce dossier. « Dès le 16 janvier 2015 », martèlent plusieurs avocats, on sait que les armes d'Amedy Coulibaly proviennent du trafiquant Claude Hermant. Celles des Kouachi sont intraçables, mais leurs munitions compatibles avec des modèles détenus par Hermant. « Alors évidemment que Claude Hermant soit un indic’ de la gendarmerie et des douanes c’est gênant, ce n’est pas anodin ! » pointe notamment Maître Zoé Royaux. Car « Claude Hermant et ses acolytes » ont déjà été jugés pour ce trafic, mais sans qualification terroriste, devant un tribunal correctionnel.
Or, pour la défense, c’est là l’erreur originelle de l’accusation, qui s'est privée de ces hommes et a donc dû chercher « d’autres coupables » - les accusés - en se basant sur des « hypothèses ». Me Royaux, encore, affirme à la cour : « Le parquet a conscience de la fragilité de l’accusation, aujourd’hui encore au stade de l’hypothèse et vous demande de forcer les pièces du puzzle ! »
Or, pour la défense, c’est là l’erreur originelle de l’accusation, qui s'est privée de ces hommes et a donc dû chercher « d’autres coupables » - les accusés - en se basant sur des « hypothèses ». Me Royaux, encore, affirme à la cour : « Le parquet a conscience de la fragilité de l’accusation, aujourd’hui encore au stade de l’hypothèse et vous demande de forcer les pièces du puzzle ! »