Coûte que coûte, les avocats de la défense tentent de gommer l'image d'« artisans de la mort » qui colle à la peau des deux bourgmestres rwandais.
On les accable du fait de leur fonction, plaident-ils. Or ce sont des « hommes ordinaires », des « spectateurs du génocide » et les témoignages à charge sont bien trop fragiles pour entrer en voie de condamnation, assure Benjamin Chouai, avocat d'Octavien Ngenzi.
« C'est un dossier où il y a des incohérences et des discordances très nombreuses et qui rendent impossibles une condamnation telle qu'elle a été demandée par l'accusation », souligne Maître Benjamin Chouai.
« On ne peut pas demander, comme l'a fait l'avocat général, perpétuité avec une période de sûreté des deux tiers et dire qu'il ne peut pas faire autrement alors qu'il y a vingt ans, dans le procès de Maurice Papon, l'avocat général requérait 20 ans de réclusion criminelle, et Papon, criminel contre l'humanité reconnu, a été condamné à dix années d'emprisonnement » ajoute l'avocat d'Octavien Ngenzi.
« Ce n'est pas parce qu'on est bourgmestre, maire, qu'on doit être un héros. Et Ngenzi a été un homme ordinaire dans des circonstances extraordinaires, et il a fait ce qu'il a pu », conclut Maître Benjamin Chouai.
Le doute doit toujours bénéficier aux accusés, a rappelé la défense aux jurés, ces neuf femmes et hommes qui rendront leur verdict ce vendredi.
On les accable du fait de leur fonction, plaident-ils. Or ce sont des « hommes ordinaires », des « spectateurs du génocide » et les témoignages à charge sont bien trop fragiles pour entrer en voie de condamnation, assure Benjamin Chouai, avocat d'Octavien Ngenzi.
« C'est un dossier où il y a des incohérences et des discordances très nombreuses et qui rendent impossibles une condamnation telle qu'elle a été demandée par l'accusation », souligne Maître Benjamin Chouai.
« On ne peut pas demander, comme l'a fait l'avocat général, perpétuité avec une période de sûreté des deux tiers et dire qu'il ne peut pas faire autrement alors qu'il y a vingt ans, dans le procès de Maurice Papon, l'avocat général requérait 20 ans de réclusion criminelle, et Papon, criminel contre l'humanité reconnu, a été condamné à dix années d'emprisonnement » ajoute l'avocat d'Octavien Ngenzi.
« Ce n'est pas parce qu'on est bourgmestre, maire, qu'on doit être un héros. Et Ngenzi a été un homme ordinaire dans des circonstances extraordinaires, et il a fait ce qu'il a pu », conclut Maître Benjamin Chouai.
Le doute doit toujours bénéficier aux accusés, a rappelé la défense aux jurés, ces neuf femmes et hommes qui rendront leur verdict ce vendredi.