Le Tribunal de grande instance de Rabat est, ce jeudi, le théâtre d'un procès très attendu. Dix-huit supporters de nationalité sénégalaise et un ressortissant franco-algérien font face au procureur suite aux débordements ayant émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) entre le Maroc et le Sénégal.
L'effervescence est palpable aux abords du tribunal. Depuis 13h (heure locale), le système judiciaire marocain examine le dossier de 19 jeunes interpellés le 18 janvier dernier. Sur place, la délégation sénégalaise affiche un front uni : diplomates, membres de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), représentants du "12ème Gaïndé" et parents de détenus ayant fait le voyage depuis Dakar attendent le verdict avec une anxiété contenue.
Pour assurer la défense des prévenus, la FSF n'a pas lésiné sur les moyens. Maître Kabou, avocat commis par l’instance fédérale, mène la barque, épaulé par des confrères marocains. Selon Bakary Cissé, chargé de communication de la FSF présent sur les lieux, la procédure entre aujourd'hui dans sa phase décisive : celle des plaidoiries. « Le juge a renvoyé le procès à aujourd'hui après une audition sur le fond jeudi dernier. La grève des avocats marocains ayant pris fin le 12 février, plus rien ne s'oppose à la tenue des débats », a précisé M. Cissé.
Le moral des familles est mis à rude épreuve par l'isolement des détenus. Séparés dans deux établissements pénitentiaires distincts pour éviter tout frottement avec la population carcérale locale, les jeunes supporters n'ont pratiquement aucun contact avec l'extérieur. « C'est le lien de parenté direct qui prime pour les visites, ce qui rend la situation complexe pour nous », explique Bakary Cissé. Malgré ces difficultés, un élan de solidarité s'est organisé : Ibrahima Ndiaye, ancien du Jaraaf et président de la Maison de Justice, a notamment acheminé des vêtements pour permettre aux détenus de se changer.
Les prévenus sont poursuivis sous ‘’les articles 308, 312.11 et 317 du Code pénal marocain, relatifs aux troubles à l'ordre public et aux violences’’ lors de manifestations sportives. Lors des premières auditions, le Vice-Consul du Sénégal à Casablanca a lui-même assuré l'interprète pour les prévenus ne maîtrisant pas la langue de Molière, garantissant ainsi l'équité des échanges devant une cour siégeant en arabe classique.
« On croise les doigts et on prie pour que ces jeunes puissent rentrer. Ils n'ont commis aucun crime », plaide Bakary Cissé au micro de la RFM, tout en appelant à la prudence tant que l'affaire est pendante.
L'effervescence est palpable aux abords du tribunal. Depuis 13h (heure locale), le système judiciaire marocain examine le dossier de 19 jeunes interpellés le 18 janvier dernier. Sur place, la délégation sénégalaise affiche un front uni : diplomates, membres de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), représentants du "12ème Gaïndé" et parents de détenus ayant fait le voyage depuis Dakar attendent le verdict avec une anxiété contenue.
Pour assurer la défense des prévenus, la FSF n'a pas lésiné sur les moyens. Maître Kabou, avocat commis par l’instance fédérale, mène la barque, épaulé par des confrères marocains. Selon Bakary Cissé, chargé de communication de la FSF présent sur les lieux, la procédure entre aujourd'hui dans sa phase décisive : celle des plaidoiries. « Le juge a renvoyé le procès à aujourd'hui après une audition sur le fond jeudi dernier. La grève des avocats marocains ayant pris fin le 12 février, plus rien ne s'oppose à la tenue des débats », a précisé M. Cissé.
Le moral des familles est mis à rude épreuve par l'isolement des détenus. Séparés dans deux établissements pénitentiaires distincts pour éviter tout frottement avec la population carcérale locale, les jeunes supporters n'ont pratiquement aucun contact avec l'extérieur. « C'est le lien de parenté direct qui prime pour les visites, ce qui rend la situation complexe pour nous », explique Bakary Cissé. Malgré ces difficultés, un élan de solidarité s'est organisé : Ibrahima Ndiaye, ancien du Jaraaf et président de la Maison de Justice, a notamment acheminé des vêtements pour permettre aux détenus de se changer.
Les prévenus sont poursuivis sous ‘’les articles 308, 312.11 et 317 du Code pénal marocain, relatifs aux troubles à l'ordre public et aux violences’’ lors de manifestations sportives. Lors des premières auditions, le Vice-Consul du Sénégal à Casablanca a lui-même assuré l'interprète pour les prévenus ne maîtrisant pas la langue de Molière, garantissant ainsi l'équité des échanges devant une cour siégeant en arabe classique.
« On croise les doigts et on prie pour que ces jeunes puissent rentrer. Ils n'ont commis aucun crime », plaide Bakary Cissé au micro de la RFM, tout en appelant à la prudence tant que l'affaire est pendante.