Le parquet a requis, ce mardi, dix ans de prison ferme contre le colonel de gendarmerie Bienvenue Lama devant le tribunal de Conakry. Ce réquisitoire marque une étape décisive dans le second volet du procès du massacre du 28 septembre 2009, ouvert depuis le début de l'année.
Le procureur fonde ses réquisitions sur la responsabilité de commandement de l'officier à Wambaïa. Selon l'accusation, les recrues du camp militaire de Kaléia, impliquées dans les exactions au stade de Conakry, étaient placées sous l'autorité directe du colonel Bienvenue Lama. Ce dernier est également poursuivi pour « complicité de l'ensemble des infractions reprochées à l'ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara ».
La défense conteste globalement les charges et rejette les réquisitions du parquet. L'un des avocats du colonel Lama a fustigé la position du ministère public : « Ce réquisitoire est injuste et dépourvu de toute substance probante. Ses conseils annoncent qu'ils plaideront « non coupable » lors de la prochaine audience, fixée au lundi 29 juin, qui sera consacrée aux plaidoiries de la défense.
À l'inverse, les avocats des parties civiles considèrent que la peine réclamée par le procureur est dérisoire face à la gravité des faits. Maître Oulématouba a exprimé son indignation. « Pour un crime quand même contre l'humanité, avec tous les dégâts qui ont été commis au stade du 28 septembre, nous estimons que cette peine est très légère », a-t-elle fustigé.
Pour rappel, ce procès fait suite à un premier volet judiciaire à l'issue duquel un premier groupe de militaires a déjà été jugé et condamné pour ce massacre.
Le procureur fonde ses réquisitions sur la responsabilité de commandement de l'officier à Wambaïa. Selon l'accusation, les recrues du camp militaire de Kaléia, impliquées dans les exactions au stade de Conakry, étaient placées sous l'autorité directe du colonel Bienvenue Lama. Ce dernier est également poursuivi pour « complicité de l'ensemble des infractions reprochées à l'ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara ».
La défense conteste globalement les charges et rejette les réquisitions du parquet. L'un des avocats du colonel Lama a fustigé la position du ministère public : « Ce réquisitoire est injuste et dépourvu de toute substance probante. Ses conseils annoncent qu'ils plaideront « non coupable » lors de la prochaine audience, fixée au lundi 29 juin, qui sera consacrée aux plaidoiries de la défense.
À l'inverse, les avocats des parties civiles considèrent que la peine réclamée par le procureur est dérisoire face à la gravité des faits. Maître Oulématouba a exprimé son indignation. « Pour un crime quand même contre l'humanité, avec tous les dégâts qui ont été commis au stade du 28 septembre, nous estimons que cette peine est très légère », a-t-elle fustigé.
Pour rappel, ce procès fait suite à un premier volet judiciaire à l'issue duquel un premier groupe de militaires a déjà été jugé et condamné pour ce massacre.