Le Sénégal et dix autres pays africains ont dépensé au moins 2,1 milliards de dollars en technologies de surveillance basées sur l'intelligence artificielle, selon un nouveau rapport produit par l'Institut d'études du développement et intitulé « Surveillance des villes intelligentes en Afrique : cartographie de la surveillance par IA chinoise dans 11 pays ».
D'après le rapport, le Sénégal s'est résolument engagé dans la course aux « villes sûres » (Safe Cities), « au prix d'investissements massifs et de zones d'ombre juridiques ».
Le coût total du projet de ville sûre au Sénégal, toujours selon le rapport, est estimé à 167 millions de dollars, environ 100 milliards CFA, d'ici 2025. Comme pour la majorité des 11 pays africains étudiés, la Chine apparaît comme l'unique fournisseur identifié de ces technologies de surveillance au Sénégal. Les premières caméras CCTV classiques ont été installées en 2019. Le projet de « Smart City » a été annoncé officiellement la même année, en 2019. Dès 2020, le pays a commencé le déploiement de caméras dites « intelligentes ». Le parc devait compter 500 caméras intelligentes en 2025.
Bien que le Sénégal dispose d'une loi sur la protection des données depuis 2008, le rapport souligne qu’il n'existe aucune loi spécifique encadrant la surveillance de l'espace public. « Aucune évaluation des risques pour les droits humains n'a été réalisée avant le lancement du projet ». Le rapport souligne l'absence d'un organe de surveillance indépendant et de mécanismes de recours pour les citoyens. « Les 11 pays africains étudiés ne disposent actuellement d’aucun mécanisme adéquat permettant aux citoyens d’obtenir réparation en cas d’erreurs ou d’abus liés à la surveillance intelligente », ont écrit Wakabi et Roberts.
L'étude, décrite comme le compte rendu le plus complet sur la surveillance des villes intelligentes en Afrique, a examiné les déploiements en Algérie, en Égypte, au Kenya, à Maurice, au Mozambique, au Nigeria, au Rwanda, au Sénégal, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe.
Le rapport recommande l'adoption de lois spécifiques pour réglementer la surveillance intelligente et la mise en place d'organes de contrôle indépendants. « Il est recommandé d’adopter une loi spécifique sur la surveillance intelligente de l’espace public, qui définisse et limite quels acteurs sont autorisés par la loi à collecter quelles images de surveillance numérique et qui exige un mandat judiciaire préalable afin qu’un juge puisse vérifier si la surveillance est légale, nécessaire et proportionnée », indique le texte.
D'après le rapport, le Sénégal s'est résolument engagé dans la course aux « villes sûres » (Safe Cities), « au prix d'investissements massifs et de zones d'ombre juridiques ».
Le coût total du projet de ville sûre au Sénégal, toujours selon le rapport, est estimé à 167 millions de dollars, environ 100 milliards CFA, d'ici 2025. Comme pour la majorité des 11 pays africains étudiés, la Chine apparaît comme l'unique fournisseur identifié de ces technologies de surveillance au Sénégal. Les premières caméras CCTV classiques ont été installées en 2019. Le projet de « Smart City » a été annoncé officiellement la même année, en 2019. Dès 2020, le pays a commencé le déploiement de caméras dites « intelligentes ». Le parc devait compter 500 caméras intelligentes en 2025.
Bien que le Sénégal dispose d'une loi sur la protection des données depuis 2008, le rapport souligne qu’il n'existe aucune loi spécifique encadrant la surveillance de l'espace public. « Aucune évaluation des risques pour les droits humains n'a été réalisée avant le lancement du projet ». Le rapport souligne l'absence d'un organe de surveillance indépendant et de mécanismes de recours pour les citoyens. « Les 11 pays africains étudiés ne disposent actuellement d’aucun mécanisme adéquat permettant aux citoyens d’obtenir réparation en cas d’erreurs ou d’abus liés à la surveillance intelligente », ont écrit Wakabi et Roberts.
L'étude, décrite comme le compte rendu le plus complet sur la surveillance des villes intelligentes en Afrique, a examiné les déploiements en Algérie, en Égypte, au Kenya, à Maurice, au Mozambique, au Nigeria, au Rwanda, au Sénégal, en Ouganda, en Zambie et au Zimbabwe.
Le rapport recommande l'adoption de lois spécifiques pour réglementer la surveillance intelligente et la mise en place d'organes de contrôle indépendants. « Il est recommandé d’adopter une loi spécifique sur la surveillance intelligente de l’espace public, qui définisse et limite quels acteurs sont autorisés par la loi à collecter quelles images de surveillance numérique et qui exige un mandat judiciaire préalable afin qu’un juge puisse vérifier si la surveillance est légale, nécessaire et proportionnée », indique le texte.