RDC: Ebola n’a pas atteint son pic mais il y a «une tendance à la baisse» dans sa progression, selon les autorités



Depuis le 15 mai 2026 et l’annonce d’une épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), six provinces ont été touchées avec plus de 6 843 cas enregistrés, 3 310 décès confirmés et plus de 900 malades actifs. Sur le terrain, la situation reste difficile avec un virus qui n’est pas encore sous contrôle, notamment dans le Nord-Kivu où on constate une augmentation des cas. Petit ralentissement de la progression en revanche dans l’Ituri, épicentre de l’épidémie. Ce qui donne un peu d’optimiste au coordonnateur du Centre d'opérations d'urgence de santé publique (Cousp).
 
« Je n’ai pas dit qu'on a atteint le pic, je dis que c'est une tendance vers la baisse », lance Christian Ngandu à la tête de la riposte Ebola en République démocratique du Congo (RDC).
 
Pas encore de pic, mais une tendance à l’optimisme pour le coordonnateur du Centre d'opérations d'urgence de santé publique (Cousp). Néanmoins, le professeur Christian Ngandu reconnait qu’il reste de nombreux défis : comme le contexte sécuritaire, l’engament communautaire, le suivi des cas contacts, mais aussi l’identification des chaines de transmission avec trop de malades sans cas primaires identifiés.
 
La problématique des cas contacts
« Les chaînes de transmission sont de plus en plus identifiées. Mais il y a toujours un écart très important. Parce qu'on doit savoir sur tous ces cas sans cas primaire, ce qui se passe réellement, explique Christian Ngandu. Pourquoi est-ce que cela limite les investigations ? Ou bien ce sont des investigations qui ont besoin de plus de temps et de ressources pour qu'on puisse continuer ? »
 
Il poursuit : « Et surtout, je vais encore le dire : peut-être que le secteur de la santé animale devrait suffisamment se mobiliser pour que nous puissions voir aussi si ce secteur animal contribue réellement à cette épidémie. Donc, ce sont des questions qui sont soulevées mais qui ne peuvent trouver des solutions que dans le cadre de la recherche. »
 
Ne pas négliger la recherche
Et le coordonnateur insiste : il faut aux côtés de la réponse médicale ne pas négliger la recherche. Et c’est aujourd’hui l’un des piliers de cette réponse avec des essais sur les traitements et les vaccins déjà en cours. Car l'épidémie aujourd'hui est causée par la souche Bundibugyo, contre laquelle il n'existe aucun vaccin ni traitement homologué à ce jour.
 
Mardi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que 5 000 personnels de santé supplémentaires étaient nécessaires pour faire face à cette épidémie qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC). Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une fièvre hémorragique, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.

RFI

Vendredi 11 Septembre 2026 22:04


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