Le Groupe de contact international pour les Grands Lacs, qui réunit notamment les États-Unis, plusieurs pays européens et l’Union européenne, a salué cette initiative. Mais le groupe, présidé par la France, demande désormais à Kinshasa un plan opérationnel et un calendrier réaliste pour mettre en œuvre le protocole. Depuis, les préparatifs avancent, mais plusieurs obstacles restent à franchir.
Premier défi : passer du protocole à son application. Selon les informations de RFI, une feuille de route, un projet de plan opérationnel et un budget ont été élaborés. L’ensemble doit toutefois encore être validé, précise un responsable congolais qui suit le dossier.
Il faudra ensuite installer le comité de suivi prévu par le protocole. Selon nos sources, l’objectif est de le rendre opérationnel autour de la mi-septembre.
Des demandes politiques rejetées par Kigali
Reste surtout la difficulté politique. Les FDLR réclament des garanties sur le retour des réfugiés ainsi que l’ouverture d’un dialogue politique au Rwanda. Des interlocuteurs du mouvement attendent désormais de Kinshasa qu’il porte ces demandes auprès des médiateurs.
Le 2 juillet 2025, quelques jours après l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, Victor Byiringiro avait déjà écrit directement au président américain pour défendre une solution politique et réclamer l’ouverture d’un dialogue. Cette démarche n’avait pas débouché sur le dialogue demandé.
Aujourd’hui, selon les informations de RFI, les FDLR espèrent donc que Kinshasa relayera leur plaidoyer auprès de la médiation américaine.
Une logique rejetée par Kigali. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, insiste sur la neutralisation des FDLR comme une obligation de la RDC dans le cadre des accords de Washington, sans la conditionner aux revendications politiques du mouvement.
Kinshasa doit donc composer avec ces exigences contradictoires : mettre en œuvre ses engagements de neutralisation, répondre à la pression de ses partenaires et tenter de maintenir les FDLR engagées dans le processus de désarmement.
Premier défi : passer du protocole à son application. Selon les informations de RFI, une feuille de route, un projet de plan opérationnel et un budget ont été élaborés. L’ensemble doit toutefois encore être validé, précise un responsable congolais qui suit le dossier.
Il faudra ensuite installer le comité de suivi prévu par le protocole. Selon nos sources, l’objectif est de le rendre opérationnel autour de la mi-septembre.
Des demandes politiques rejetées par Kigali
Reste surtout la difficulté politique. Les FDLR réclament des garanties sur le retour des réfugiés ainsi que l’ouverture d’un dialogue politique au Rwanda. Des interlocuteurs du mouvement attendent désormais de Kinshasa qu’il porte ces demandes auprès des médiateurs.
Le 2 juillet 2025, quelques jours après l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, Victor Byiringiro avait déjà écrit directement au président américain pour défendre une solution politique et réclamer l’ouverture d’un dialogue. Cette démarche n’avait pas débouché sur le dialogue demandé.
Aujourd’hui, selon les informations de RFI, les FDLR espèrent donc que Kinshasa relayera leur plaidoyer auprès de la médiation américaine.
Une logique rejetée par Kigali. Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, insiste sur la neutralisation des FDLR comme une obligation de la RDC dans le cadre des accords de Washington, sans la conditionner aux revendications politiques du mouvement.
Kinshasa doit donc composer avec ces exigences contradictoires : mettre en œuvre ses engagements de neutralisation, répondre à la pression de ses partenaires et tenter de maintenir les FDLR engagées dans le processus de désarmement.