Devant son étalage au marché central de Virunga, Esther Kavira, 39 ans, vide le sac des pommes de terre qu’elle gardait encore. Comme plusieurs routes sont coupées à cause de la guerre, les camionneurs se procurent des aliments en faisant des détours afin d’atteindre Goma. Cela impacte les prix, regrette Kavira :
« Auparavant, j’achetais le sac de pomme de terre de 100 ou 150 kilos entre 50 et 70 dollars américains. Aujourd’hui, je l’achète à 100 dollars, parce que ceux qui cultivaient ont fui leurs villages. Et même s’ils ont quelques plantes dans leurs champs, ils ne peuvent pas faire la récolte à cause de la guerre ! Le kilo de pommes de terre, qui se revendait à 1 000 francs congolais, a presque doublé, à 1 750 francs ! Rien ne peut marcher parce qu'il y a la guerre. »
Les lamentations sont du même ordre pour d’autres produits. Mais ce qui gêne davantage, c’est l’instabilité monétaire sur le marché congolais. La ville de Goma n’est pas épargnée. Pascaline Kambale revend différents produits divers :
« Le taux du dollar américain a augmenté. Pourtant, les fonctionnaires ne sont pas payés. Je propose au gouvernement de payer les militaires, les enseignants et les médecins. Car lorsqu’ils touchent leur argent, celui-ci circule. »
La société civile de Goma encourage l’armée à récupérer les zones occupées par les rebelles, la fin de l’état de siège en vigueur depuis deux ans et la mise en place d’un état d’urgence, afin que le gouvernement s’occupe de la situation socio-économique des habitants.
« Auparavant, j’achetais le sac de pomme de terre de 100 ou 150 kilos entre 50 et 70 dollars américains. Aujourd’hui, je l’achète à 100 dollars, parce que ceux qui cultivaient ont fui leurs villages. Et même s’ils ont quelques plantes dans leurs champs, ils ne peuvent pas faire la récolte à cause de la guerre ! Le kilo de pommes de terre, qui se revendait à 1 000 francs congolais, a presque doublé, à 1 750 francs ! Rien ne peut marcher parce qu'il y a la guerre. »
Les lamentations sont du même ordre pour d’autres produits. Mais ce qui gêne davantage, c’est l’instabilité monétaire sur le marché congolais. La ville de Goma n’est pas épargnée. Pascaline Kambale revend différents produits divers :
« Le taux du dollar américain a augmenté. Pourtant, les fonctionnaires ne sont pas payés. Je propose au gouvernement de payer les militaires, les enseignants et les médecins. Car lorsqu’ils touchent leur argent, celui-ci circule. »
La société civile de Goma encourage l’armée à récupérer les zones occupées par les rebelles, la fin de l’état de siège en vigueur depuis deux ans et la mise en place d’un état d’urgence, afin que le gouvernement s’occupe de la situation socio-économique des habitants.