Dans la nuit de mardi à mercredi 6 mai, un groupe d’ADF a mené des attaques contre plusieurs localités isolées situées à la frontière de l’Ituri et du Nord-Kivu, aux environs de la chefferie de Beni-Mbau (Nord-Kivu), selon des sources locales et sécuritaires.
Ces attaques ont fait « 24 morts » dans les villages de Manzungu, Musamba, Wasafi et Mangambo, ont confirmé à l'AFP plusieurs sources locales à Beni-Mbau. Un responsable administratif local, sous couvert de l’anonymat, a également fait état de « 24 civils tués » et de plusieurs disparus, en majorité des agriculteurs. Des sources sécuritaires ont fourni à l’AFP un bilan d’au moins 21 tués.
Dans une nouvelle attaque des ADF jeudi, au moins 15 personnes ont été tuées à Biakato, dans le territoire de Mambasa (Ituri). Vers 12H00, les ADF y « ont surpris les habitants dans leurs maisons. Ils ont commencé à tuer la population par balles et à la machette », a indiqué un responsable de la société civile de Biakato à l'AFP. « Nous avons déjà récupéré 15 corps, dont trois femmes, 11 hommes et un enfant », a-t-il ajouté. Ce bilan a été confirmé à l’AFP par un responsable de la société civile du territoire de Mambasa et des sources sécuritaires.
Les localités visées mardi et jeudi, distantes d’environ 70 km, sont situées dans des zones couvertes de forêt dense où les ADF ont commis une litanie d’exactions ces dernières années, souvent en réaction à des opérations militaires.
L’armée ougandaise s’est déployée depuis 2021 dans la partie septentrionale du Nord-Kivu et dans l’Ituri pour combattre les ADF aux côtés de l’armée congolaise, mais l’opération conjointe, baptisée « Shujaa », n’a pas mis fin aux violences.
Selon Amnesty International, les ADF se sont rendus coupables « d’enlèvements et de travail forcé, de recrutement et d’utilisation d’enfants, ainsi que de violences et crimes visant les femmes et les filles, comme des mariages forcés » et « des grossesses forcées » en RDC. Le groupe a également « de plus en plus recours aux enlèvements contre rançon », et « s’est procuré des moyens technologiques avancés » pour échapper aux militaires, selon l’ONG.
Début avril, les ADF avaient tué 43 personnes à Bafwakoa, une localité située dans l’ouest de l’Ituri, faisant craindre aux observateurs une extension de la zone d’activité du groupe à la province voisine de la Tshopo, relativement épargnée par les conflits. Ils avaient également ciblé mi-mars des sites miniers exploités par des entreprises chinoises dans la province de l’Ituri.
Dans l'Ituri, plus de 100 000 nouveaux déplacés en 3 mois
L'insécurité dans la région a déjà provoqué la fuite de milliers de personnes de leurs maisons. Ainsi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires OCHA, plus de 100 000 personnes ont fui leurs localités entre février et le 30 avril 2026 à cause de l'insécurité persistante.
Dans la nuit de mardi à mercredi 6 mai, un groupe d’ADF a mené des attaques contre plusieurs localités isolées situées à la frontière de l’Ituri et du Nord-Kivu, aux environs de la chefferie de Beni-Mbau (Nord-Kivu), selon des sources locales et sécuritaires.
Ces attaques ont fait « 24 morts » dans les villages de Manzungu, Musamba, Wasafi et Mangambo, ont confirmé à l'AFP plusieurs sources locales à Beni-Mbau. Un responsable administratif local, sous couvert de l’anonymat, a également fait état de « 24 civils tués » et de plusieurs disparus, en majorité des agriculteurs. Des sources sécuritaires ont fourni à l’AFP un bilan d’au moins 21 tués.
Dans une nouvelle attaque des ADF jeudi, au moins 15 personnes ont été tuées à Biakato, dans le territoire de Mambasa (Ituri). Vers 12H00, les ADF y « ont surpris les habitants dans leurs maisons. Ils ont commencé à tuer la population par balles et à la machette », a indiqué un responsable de la société civile de Biakato à l'AFP. « Nous avons déjà récupéré 15 corps, dont trois femmes, 11 hommes et un enfant », a-t-il ajouté. Ce bilan a été confirmé à l’AFP par un responsable de la société civile du territoire de Mambasa et des sources sécuritaires.
Les localités visées mardi et jeudi, distantes d’environ 70 km, sont situées dans des zones couvertes de forêt dense où les ADF ont commis une litanie d’exactions ces dernières années, souvent en réaction à des opérations militaires.
L’armée ougandaise s’est déployée depuis 2021 dans la partie septentrionale du Nord-Kivu et dans l’Ituri pour combattre les ADF aux côtés de l’armée congolaise, mais l’opération conjointe, baptisée « Shujaa », n’a pas mis fin aux violences.
Selon Amnesty International, les ADF se sont rendus coupables « d’enlèvements et de travail forcé, de recrutement et d’utilisation d’enfants, ainsi que de violences et crimes visant les femmes et les filles, comme des mariages forcés » et « des grossesses forcées » en RDC. Le groupe a également « de plus en plus recours aux enlèvements contre rançon », et « s’est procuré des moyens technologiques avancés » pour échapper aux militaires, selon l’ONG.
Début avril, les ADF avaient tué 43 personnes à Bafwakoa, une localité située dans l’ouest de l’Ituri, faisant craindre aux observateurs une extension de la zone d’activité du groupe à la province voisine de la Tshopo, relativement épargnée par les conflits. Ils avaient également ciblé mi-mars des sites miniers exploités par des entreprises chinoises dans la province de l’Ituri.
Dans l'Ituri, plus de 100 000 nouveaux déplacés en 3 mois
L'insécurité dans la région a déjà provoqué la fuite de milliers de personnes de leurs maisons. Ainsi, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires OCHA, plus de 100 000 personnes ont fui leurs localités entre février et le 30 avril 2026 à cause de l'insécurité persistante.