Dans les zones qu’il contrôle, le mouvement AFC/M23 intervient déjà dans plusieurs secteurs normalement réservés à l’État. Il perçoit des taxes, agit sur le foncier et met en place ses propres structures administratives et judiciaires. L’accord-cadre de Doha prévoit le rétablissement complet de l’autorité de l’État, mais ses modalités restent à négocier.
En attendant ce protocole, chacun consolide ses propres leviers.
À Goma, selon les experts des Nations unies, l’AFC/M23 a imposé une taxe mensuelle aux ménages. Le mouvement a également rouvert des services fonciers, recruté des magistrats et apposé ses propres cachets sur des passeports. Certains voyageurs munis de ces cachets ont ensuite été refoulés à l’entrée du Burundi, par exemple.
Cette semaine, l’AFC/M23 a annoncé vouloir examiner les partenariats liés au patrimoine immobilier de l’État. Il interdit certaines constructions et menace de démolir celles réalisées en violation de ses décisions. Il affirme aussi avoir formé plus de 823 cadres chargés de relayer ses orientations, auprès de la population.
Kinshasa tente, de son côté, de continuer à exercer son autorité à distance. Il a suspendu les activités de onze établissements publics et les salaires de 48 agents accusés d’avoir rejoint l’AFC/M23, de lui avoir prêté allégeance ou d’avoir accepté des fonctions sous son autorité.
Le mouvement rejette ces mesures et promet de prendre en charge le personnel concerné, sans préciser le financement ni les modalités.
L’accord-cadre de Doha prévoit bien le rétablissement complet de l’autorité de l’État, mais le protocole doit encore déterminer comment les services publics seront réinstallés, par quels acteurs et selon quel calendrier.
En attendant, deux autorités continuent ainsi de donner des instructions concurrentes aux mêmes institutions.
En attendant ce protocole, chacun consolide ses propres leviers.
À Goma, selon les experts des Nations unies, l’AFC/M23 a imposé une taxe mensuelle aux ménages. Le mouvement a également rouvert des services fonciers, recruté des magistrats et apposé ses propres cachets sur des passeports. Certains voyageurs munis de ces cachets ont ensuite été refoulés à l’entrée du Burundi, par exemple.
Cette semaine, l’AFC/M23 a annoncé vouloir examiner les partenariats liés au patrimoine immobilier de l’État. Il interdit certaines constructions et menace de démolir celles réalisées en violation de ses décisions. Il affirme aussi avoir formé plus de 823 cadres chargés de relayer ses orientations, auprès de la population.
Kinshasa tente, de son côté, de continuer à exercer son autorité à distance. Il a suspendu les activités de onze établissements publics et les salaires de 48 agents accusés d’avoir rejoint l’AFC/M23, de lui avoir prêté allégeance ou d’avoir accepté des fonctions sous son autorité.
Le mouvement rejette ces mesures et promet de prendre en charge le personnel concerné, sans préciser le financement ni les modalités.
L’accord-cadre de Doha prévoit bien le rétablissement complet de l’autorité de l’État, mais le protocole doit encore déterminer comment les services publics seront réinstallés, par quels acteurs et selon quel calendrier.
En attendant, deux autorités continuent ainsi de donner des instructions concurrentes aux mêmes institutions.