RDC: l’opposition poursuit ses échanges face à l’annonce d’un éventuel troisième mandat du président



En République démocratique du Congo (RDC), l’opposition souhaite s’unir et s’organiser contre le projet de changement de la Constitution. Le 6 mai dernier, lors d’une conférence de presse, le président Félix Tshisekedi a ouvert la porte à un éventuel troisième mandat à l'issue d'un référendum constitutionnel. Une prise de position dénoncée par plusieurs partis politiques de l’opposition au pays, mais aussi en exil. Plusieurs réunions ont déjà eu lieu pour tenter de mettre en place une stratégie commune.

Le travail avance bien, dit-on à RFI, du côté de l’opposition, que ce soit à Kinshasa, mais aussi à Bruxelles, où des échanges ont lieu.

Plusieurs formations politiques sont en discussion : Lamuka de Martin Fayulu, l’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund, Envol de Delly Sesanga ou encore Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.

Quid du camp de l’ex-président Kabila ?

Et quid d’une présence du camp de Joseph Kabila, l’ancien président, condamné à mort par la justice congolaise ? « Jusqu’ici rien n’a filtré de notre côté », précise un cadre de son parti qui dit avoir néanmoins été informé qu’un membre du Front commun pour le Congo (FCC) – la plateforme de Joseph Kabila – aurait pu assister à l’une des réunions déjà organisées. Un proche d’une des figures de l’opposition ajoute qu’il y a en effet des concertations sur la participation de la plateforme Sauvons le Congo formée autour de l’ex-chef de l’État avec d’autres acteurs politiques en exil.

« Nous visons l’unité de l’opposition pour l’unité d’action », confie un cadre de parti qui ajoute que l’objectif est d’arriver à une première déclaration commune dès la semaine prochaine.
Au pouvoir depuis 2019, Félix Tshisekedi, 62 ans, arrivera au terme de son second mandat de cinq ans en 2028. La Constitution congolaise place la limite à deux mandats présidentiels.

Fin septembre, la justice congolaise avait condamné Joseph Kabila par contumace à la peine de mort pour « complicité » avec le M23, groupe armé qui sévit dans l’est de la RDC.

RFI

Jeudi 14 Mai 2026 10:17


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