L’épidémie d’Ebola a été officiellement déclarée depuis quatre semaines dans la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC. Selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Center for Disease Control and Prevention, ou Africa CDC), cette 17e épidémie n’est toujours pas maîtrisée dans le pays. Selon son directeur général, Jean Kaseya, le virus continue de se propager. À ce jour le bilan est de 676 cas confirmés et de 136 décès confirmés.
Au début de l’épidémie, il y a quatre semaines, seules trois zones de santé ou circonscriptions sanitaires étaient touchées : au 12 juin 2026, elles sont 27. Le virus se répand, mais surtout de façon exponentielle, souligne Africa CDC : le nombre de ces zones de santé atteintes a doublé en une semaine.
Le principal défi reste le suivi des cas contacts, explique Jean Kaseya, Directeur d’Africa CDC : « Quand vous avez une épidémie dans une région avec une forte densité de population, comme des exploitations minières, chaque cas confirmé peut avoir jusqu’à 40 cas contacts. Dans le cas de l’Ituri, cela veut dire plus de 20 000 cas contacts. Or, aujourd’hui, nous n’en avons identifié que 4 955. »
Des cas contacts très difficiles à identifier
La méfiance des communautés, les déplacements de population, l’insécurité dans la province et le manque de moyens et de structures dans certains zones reculées : autant d’obstacles qui ralentissent l’identification et le suivi de ces cas contacts.
Avec moins d’un quart de cas contacts identifiés, casser la chaine de contamination devient très difficile, ajoute le Docteur Jean Kaseya : « Si nous n’identifions pas ces gens, si nous ne les suivons pas, cela veut dire qu’il y a un énorme risque de transmission au sein des communautés. Tant que nous n’arrivons pas à joindre tous ces gens, nous ne pouvons pas dire que cette épidémie est proche d'être maîtrisée. »
Dernière zone de santé à être touchée, Tchomia, à 50 kilomètres au sud de la capitale de l’Ituri, Bunia, sur les rives du lac Albert. Dans le même temps, Jean Kaseya a affirmé que l'épidémie est sous contrôle en Ouganda. Le directeur général d'Africa CDC a salué le suivi des cas contacts dans ce pays.
L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale. Elle estime que le risque pour la santé publique est très élevé en RDC, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial.
La République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l'épidémie, a déclaré le 15 mai une épidémie de fièvre hémorragique provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Plus de 676 cas y ont été confirmés, dont 136 décès dans ce pays de plus de 100 millions d'habitants.
L'épicentre de l'épidémie en RDC se trouve dans la province orientale de l'Ituri, difficilement accessible en raison du mauvais état des routes et de l'insécurité entretenue par les groupes armés.
« Plus la population se déplace, plus le virus se déplace »
Une situation qui complique fortement la riposte, insiste Albert Essoun, chef adjoint des programmes de Médecins sans frontières (MSF) en Ituri, au micro de notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi : « Aujourd'hui, on est quand même dans un contexte de crise humanitaire qui est connu de tous, et la situation Ebola, malheureusement, vient rendre beaucoup plus complexe la gestion de la situation. Là, maintenant, on est dans un contexte d'insécurité très dynamique, très volatil, qui force la population à se déplacer à la recherche d'un endroit beaucoup plus sécurisé. Et ce mouvement de population ne fait que malheureusement contribuer à faire déplacer aussi le virus. Plus la population se déplace, plus le virus se déplace. »
Il poursuit : « La chance pour nous de pouvoir mettre fin à la chaîne de contamination de ce virus devient beaucoup plus difficile. Et donc, c'est pour dire qu’une épidémie comme Ebola, qui vient se greffer sur un terrain de crise humanitaire un peu importante, eh bien sa gestion devient très difficile. D'où la mobilisation de toute la communauté humanitaire, et en commençant par les structures étatiques également. »
Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.
Au début de l’épidémie, il y a quatre semaines, seules trois zones de santé ou circonscriptions sanitaires étaient touchées : au 12 juin 2026, elles sont 27. Le virus se répand, mais surtout de façon exponentielle, souligne Africa CDC : le nombre de ces zones de santé atteintes a doublé en une semaine.
Le principal défi reste le suivi des cas contacts, explique Jean Kaseya, Directeur d’Africa CDC : « Quand vous avez une épidémie dans une région avec une forte densité de population, comme des exploitations minières, chaque cas confirmé peut avoir jusqu’à 40 cas contacts. Dans le cas de l’Ituri, cela veut dire plus de 20 000 cas contacts. Or, aujourd’hui, nous n’en avons identifié que 4 955. »
Des cas contacts très difficiles à identifier
La méfiance des communautés, les déplacements de population, l’insécurité dans la province et le manque de moyens et de structures dans certains zones reculées : autant d’obstacles qui ralentissent l’identification et le suivi de ces cas contacts.
Avec moins d’un quart de cas contacts identifiés, casser la chaine de contamination devient très difficile, ajoute le Docteur Jean Kaseya : « Si nous n’identifions pas ces gens, si nous ne les suivons pas, cela veut dire qu’il y a un énorme risque de transmission au sein des communautés. Tant que nous n’arrivons pas à joindre tous ces gens, nous ne pouvons pas dire que cette épidémie est proche d'être maîtrisée. »
Dernière zone de santé à être touchée, Tchomia, à 50 kilomètres au sud de la capitale de l’Ituri, Bunia, sur les rives du lac Albert. Dans le même temps, Jean Kaseya a affirmé que l'épidémie est sous contrôle en Ouganda. Le directeur général d'Africa CDC a salué le suivi des cas contacts dans ce pays.
L'OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale. Elle estime que le risque pour la santé publique est très élevé en RDC, élevé au niveau régional et faible au niveau mondial.
La République démocratique du Congo (RDC), épicentre de l'épidémie, a déclaré le 15 mai une épidémie de fièvre hémorragique provoquée par le virus Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Plus de 676 cas y ont été confirmés, dont 136 décès dans ce pays de plus de 100 millions d'habitants.
L'épicentre de l'épidémie en RDC se trouve dans la province orientale de l'Ituri, difficilement accessible en raison du mauvais état des routes et de l'insécurité entretenue par les groupes armés.
« Plus la population se déplace, plus le virus se déplace »
Une situation qui complique fortement la riposte, insiste Albert Essoun, chef adjoint des programmes de Médecins sans frontières (MSF) en Ituri, au micro de notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi : « Aujourd'hui, on est quand même dans un contexte de crise humanitaire qui est connu de tous, et la situation Ebola, malheureusement, vient rendre beaucoup plus complexe la gestion de la situation. Là, maintenant, on est dans un contexte d'insécurité très dynamique, très volatil, qui force la population à se déplacer à la recherche d'un endroit beaucoup plus sécurisé. Et ce mouvement de population ne fait que malheureusement contribuer à faire déplacer aussi le virus. Plus la population se déplace, plus le virus se déplace. »
Il poursuit : « La chance pour nous de pouvoir mettre fin à la chaîne de contamination de ce virus devient beaucoup plus difficile. Et donc, c'est pour dire qu’une épidémie comme Ebola, qui vient se greffer sur un terrain de crise humanitaire un peu importante, eh bien sa gestion devient très difficile. D'où la mobilisation de toute la communauté humanitaire, et en commençant par les structures étatiques également. »
Ebola, qui se transmet par contact rapproché et par les fluides corporels, a tué plus de 15 000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années.