L'homme est un technocrate, expert des questions électorales.
Sa nomination survient après la démission de l'abbé Appolinaire Malumalu et des tractations intenses entre les délégués des confessions religieuses.
M. Nangaa a été désigné par toutes les confessions religieuses, excepté l'Eglise catholique.
Pendant plusieurs années, il a travaillé sur les questions électorales tant en RDC que dans d'autres pays africains.
Dans les tout prochains jours, le candidat Corneille Nangaa sera présenté à l'Assemblée nationale, avant une éventuelle nomination par décret présidentiel.
S'il est confirmé à ce poste, il sera le premier laic à diriger la Ceni depuis plus de 10 ans.
L'influente Église catholique a critiqué jeudi le choix de M. Nangaa comme chef de la CENI, à un peu plus d'un an de la prochaine présidentielle.
"L'Église catholique n'a pas voulu participer à cette parodie de désignation", a déclaré l'abbé Léonard Santedi, secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
Le président de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) est désigné en RDC, un pays chrétien à près de 80%, par les représentants de ses différentes religions.
L'Église catholique, dont se revendiquent environ 40% des Congolais, voulait que ce choix se fasse "dans la vérité et la confiance mutuelle mais les sept autres confessions religieuses sont venues avec un nom en amont", a regretté l'abbé Santedi.
source:bbc Afrique