Hors de question pour les chauffeurs de transport en commun de repeindre leur véhicule en jaune et de payer les frais nouvellement imposés par les autorités communales de Goma. Le ton est monté ce lundi matin lorsque qu’une délégation s’est rendue à la mairie, nous raconte un gréviste qui a souhaité rester anonyme. « Quand nous sommes allés à la mairie dénoncer (cette) injustice, on a envoyé la police. En fait ce sont les propriétaires qui doivent payer pour repeindre les bus ou les taxis. On doit payer à la mairie qui fixe le prix pour repeindre le véhicule.»
Une somme pouvant aller jusqu’à 175 dollars, l’équivalent de plus d’une semaine de travail d’un chauffeur, estime Patrick Paluku, coordinateur du groupe de pression Véranda Mutsanga, co-organisateur du mouvement de grève. « C'est une mesure qui ne cadre pas avec la réalité de la situation socio-économique de la population. Le maire a souligné qu'il voulait renforcer la sécurité de la ville de Goma mais nous ne voyons pas en quoi ça va contribuer à la sécurité ; on ne peut pas toujours monnayer les actions au prétexte de l'état de siège ou de l'insécurité dans la ville de Goma ! »
Une somme pouvant aller jusqu’à 175 dollars, l’équivalent de plus d’une semaine de travail d’un chauffeur, estime Patrick Paluku, coordinateur du groupe de pression Véranda Mutsanga, co-organisateur du mouvement de grève. « C'est une mesure qui ne cadre pas avec la réalité de la situation socio-économique de la population. Le maire a souligné qu'il voulait renforcer la sécurité de la ville de Goma mais nous ne voyons pas en quoi ça va contribuer à la sécurité ; on ne peut pas toujours monnayer les actions au prétexte de l'état de siège ou de l'insécurité dans la ville de Goma ! »