Il y a près d’un mois, l’accès à cette zone était impossible pour les populations ; aujourd’hui, certains villages placés le long de la route commencent à voir revenir la population. Justin a 24 ans. Il est chauffeur de taxi-moto. Ça faisait plusieurs mois qu’il n’avait plus emprunté l’axe reliant la cité de Mbau à celle de Kamango, considérée comme l’un des greniers de la ville Beni : « Aujourd’hui, je n’ai pas peur. Ce dernier temps, au moins, la route n’est pas dangereuse. Avant, c’était difficile de l’emprunter. Il y avait beaucoup d’embuscades. Notre souci, c’est que le même travail soit fait jusqu’à Kamango. »
Un enjeu de taille
Ça fait un mois et demi que le génie militaire réhabilite ce tronçon de la route nationale 4. Et pour l’armée, l’enjeu est de taille. Le général de brigade Julien Muhekwa est commandant en second du corps du génie militaire. Il est en appui aux opérations militaires sur cet axe : « Je ne vois pas un ADF qui viendra s’aventurer sur une voie déjà ouverte. Quand la route était fermée, les embuscades pouvaient être tendues à n’importe quel point. »
A quelques kilomètres d'ici, un petit pont a également été érigé. « À cet endroit-là, nous avons perdu par le passé plusieurs militaires. L’ADF avait l’habitude de tendre des embuscades sous ce pont-là », raconte encore l'officier du génie.
Un million de dollars pour tout refaire
Mais les défis sont de taille. Il faut au moins un million de dollars américains pour refaire complètement ce tronçon, jusque-là, à peine 150 000 dollars ont été mis à la disposition par le gouvernement. Bien plus, le génie militaire se heurte à plusieurs autres problèmes, dont la disponibilité du carburant. Il faut au moins 1 500 litres d’essence par jour pour faire fonctionner les machines de construction.
Après l’axe Mbau-Kamango, l’armée envisage également de réhabiliter l’axe Erengiti-Kayinama pour couvrir l’ensemble de l’espace surnommé « triangle de la mort ».
Un enjeu de taille
Ça fait un mois et demi que le génie militaire réhabilite ce tronçon de la route nationale 4. Et pour l’armée, l’enjeu est de taille. Le général de brigade Julien Muhekwa est commandant en second du corps du génie militaire. Il est en appui aux opérations militaires sur cet axe : « Je ne vois pas un ADF qui viendra s’aventurer sur une voie déjà ouverte. Quand la route était fermée, les embuscades pouvaient être tendues à n’importe quel point. »
A quelques kilomètres d'ici, un petit pont a également été érigé. « À cet endroit-là, nous avons perdu par le passé plusieurs militaires. L’ADF avait l’habitude de tendre des embuscades sous ce pont-là », raconte encore l'officier du génie.
Un million de dollars pour tout refaire
Mais les défis sont de taille. Il faut au moins un million de dollars américains pour refaire complètement ce tronçon, jusque-là, à peine 150 000 dollars ont été mis à la disposition par le gouvernement. Bien plus, le génie militaire se heurte à plusieurs autres problèmes, dont la disponibilité du carburant. Il faut au moins 1 500 litres d’essence par jour pour faire fonctionner les machines de construction.
Après l’axe Mbau-Kamango, l’armée envisage également de réhabiliter l’axe Erengiti-Kayinama pour couvrir l’ensemble de l’espace surnommé « triangle de la mort ».