Tous ces acteurs humanitaires font le même constat : une catastrophe est en cours dans l’Est du pays. Pour la seule province du Nord-Kivu, selon MSF, près de 300 000 personnes ont dû fuir les combats au mois de février. Elles s’ajoutent désormais aux 2,5 millions de déplacés que compte cette province, et au 6 millions si l’on ajoute les provinces voisines du Sud-Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika.
Et cela va plus loin pour MSF : des communautés entières aujourd’hui sont isolées en raison des affrontements dans le territoire du Rutshuru et du Masisi où le M23 est présent, mais aussi dans celui du Lubero, qui s’il n’a pas été directement touché par les combats, est actuellement coupé du sud de la province.
Conséquence, des épidémies de rougeole ou encore de choléra sont en cours et l’insécurité alimentaire s’est largement installée dans la zone. Selon les Nations unies, trois millions de personnes sont à risque, cela représente plus du tiers des habitants du Nord-Kivu. Et les fonds manquent : sur les 2,25 milliards de dollars demandés aux bailleurs de fonds par l’ONU pour cette année, seule 10% de cette somme a été financée à ce jour.
Et cela va plus loin pour MSF : des communautés entières aujourd’hui sont isolées en raison des affrontements dans le territoire du Rutshuru et du Masisi où le M23 est présent, mais aussi dans celui du Lubero, qui s’il n’a pas été directement touché par les combats, est actuellement coupé du sud de la province.
Conséquence, des épidémies de rougeole ou encore de choléra sont en cours et l’insécurité alimentaire s’est largement installée dans la zone. Selon les Nations unies, trois millions de personnes sont à risque, cela représente plus du tiers des habitants du Nord-Kivu. Et les fonds manquent : sur les 2,25 milliards de dollars demandés aux bailleurs de fonds par l’ONU pour cette année, seule 10% de cette somme a été financée à ce jour.