La mobilisation des recettes en janvier a dépassé les 500 millions de dollars prévus. Mais elle n’a pas suffi pour financer les charges. Pour couvrir le déficit de près de 230 millions de dollars, le gouvernement a pioché dans ses obligations du Trésor et les appuis budgétaires des bailleurs.
La surconsommation des crédits, selon le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a été occasionnée par les dépenses sécuritaires, les départs à la retraite et le fonctionnement des institutions. Le professeur Florimond Muteba, patron de l’ONG ODEP, spécialisée en finances publiques, fustige une mauvaise gestion du budget. « Quelles sont ces situations exceptionnelles que l'on ne pouvait pas prévoir dans le budget 2023 ? La guerre est là depuis l'année dernière ! C'est très préoccupant... La priorité est aux salaires et au fonctionnement et jamais aux investissements ! Et maintenant, pour couvrir les choses, on nous parle de dépenses de sécurité ?! Ce qui est à craindre, c'est la planche à billets, comme à l'époque de Mobutu, et une inflation qui va atteindre des sommets... Nous sommes tout simplement face à une gestion calamiteuse du pouvoir en place depuis janvier 2019... »
Le ministre des Finances a recommandé la suspension des paiements de la dette intérieure.
Confronté régulièrement aux paiements effectués en dehors de la chaîne de dépenses, le gouvernement s’est proposé d’en réduire le seuil, y compris celui des dépenses payées en cash. Il se propose également de ralentir les dépenses « non contraignantes » pour le fonctionnement des institutions.
La surconsommation des crédits, selon le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a été occasionnée par les dépenses sécuritaires, les départs à la retraite et le fonctionnement des institutions.
Le ministre des Finances a recommandé la suspension des paiements de la dette intérieure.
Confronté régulièrement aux paiements effectués en dehors de la chaîne de dépenses, le gouvernement s’est proposé d’en réduire le seuil, y compris celui des dépenses payées en cash. Il se propose également de ralentir les dépenses « non contraignantes » pour le fonctionnement des institutions.