En République démocratique du Congo (RDC), un nouveau procès s’est ouvert, ce lundi 13 juillet, à Kinshasa contre l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba. Déjà condamné à trois ans de prison pour détournement de fonds publics, il comparaît cette fois avec l’ancien coordonnateur du Fonds de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda (FRIVAO) en RDC. Le parquet les accuse d’avoir détourné plus de 20 millions de dollars destinés à l’indemnisation des victimes de Kisangani. Mais dès l’ouverture des débats, l’affaire a été renvoyée au 27 juillet prochain.
À son arrivée devant la Cour de cassation, Constant Mutamba s’est présenté, entouré de deux infirmières, un tensiomètre encore fixé au bras.
À ses côtés comparaissait son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du FRIVAO, vêtu de sa tenue de détenu. Le procureur général leur reproche plusieurs détournements présumés de fonds destinés aux réparations des victimes de Kisangani.
Selon l’accusation, près de 14,3 millions de dollars avaient été versés à la société Congo Energy dans le cadre d’un marché public controversé. Le parquet évoque également quatre millions de dollars attribués à l’Institut congolais pour la conservation de la nature. Il y a aussi 200 000 dollars à l’Assemblée provinciale de la Tshopo ; plus d’un million de dollars versé à la société privée Divo SARL pour le tournage d’un documentaire. Ou encore plus de 700 000 dollars à Tropic Architecture, une autre société privée.
À la barre, Constant Mutamba a affirmé ne pas avoir été régulièrement informé de la procédure et a demandé un délai pour consulter le dossier. La Cour a accédé à cette requête.
Le dossier avait d’abord été instruit devant la cour d’appel de Kinshasa contre le seul Chancard Bukolela.
Au fil de l’enquête, le parquet a finalement mis en cause Constant Mutamba, estimé auteur moral présumé de ces détournements.
À son arrivée devant la Cour de cassation, Constant Mutamba s’est présenté, entouré de deux infirmières, un tensiomètre encore fixé au bras.
À ses côtés comparaissait son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du FRIVAO, vêtu de sa tenue de détenu. Le procureur général leur reproche plusieurs détournements présumés de fonds destinés aux réparations des victimes de Kisangani.
Selon l’accusation, près de 14,3 millions de dollars avaient été versés à la société Congo Energy dans le cadre d’un marché public controversé. Le parquet évoque également quatre millions de dollars attribués à l’Institut congolais pour la conservation de la nature. Il y a aussi 200 000 dollars à l’Assemblée provinciale de la Tshopo ; plus d’un million de dollars versé à la société privée Divo SARL pour le tournage d’un documentaire. Ou encore plus de 700 000 dollars à Tropic Architecture, une autre société privée.
À la barre, Constant Mutamba a affirmé ne pas avoir été régulièrement informé de la procédure et a demandé un délai pour consulter le dossier. La Cour a accédé à cette requête.
Le dossier avait d’abord été instruit devant la cour d’appel de Kinshasa contre le seul Chancard Bukolela.
Au fil de l’enquête, le parquet a finalement mis en cause Constant Mutamba, estimé auteur moral présumé de ces détournements.