Dans un jardin discret, un homme est attablé à l’abri des regards. Il est Banyamulenge, une communauté pastorale aux lointaines origines Tutsi présente au Congo depuis plusieurs siècles, selon les historiens. Il affirme subir depuis la semaine dernière des attaques verbales en raison de son appartenance ethnique et de son apparence physique.
« J’avais peur de devoir sortir de la maison. On s’assure d’abord si la ville est calme. Si la ville n’est pas calme, on informe à tout le monde de ne pas quitter la maison. On est vraiment en insécurité, mais les autorités sont du côté de toute la population », explique cet homme qui témoigne anonymement au micro de RFI.
Les tensions entre la RDC et le Rwanda ont ravivé des discours xénophobes contre des communautés rwandophones vivant sur le territoire congolais. Le week-end dernier, un bouvier « à la morphologie rwandaise » avait été pris à partie par une foule avant d'être lapidé dans la province du Maniema.
Ces derniers jours à Goma, les autorités locales et la société civile multiplient les appels au calme. « Au Nord-Kivu nous n’avons pas connu des conflits, des guerres ethniques. C’est une histoire qui s’est manifestée seulement lors de la marche du 15, nous sommes là pour demander à tout le monde de se calmer », déclare le colonel François Kebeya, maire de la ville de Goma. « Ceux qui vont se faire attraper avec des messages xénophobes, ils vont répondre à ces actes. »
« J’avais peur de devoir sortir de la maison. On s’assure d’abord si la ville est calme. Si la ville n’est pas calme, on informe à tout le monde de ne pas quitter la maison. On est vraiment en insécurité, mais les autorités sont du côté de toute la population », explique cet homme qui témoigne anonymement au micro de RFI.
Les tensions entre la RDC et le Rwanda ont ravivé des discours xénophobes contre des communautés rwandophones vivant sur le territoire congolais. Le week-end dernier, un bouvier « à la morphologie rwandaise » avait été pris à partie par une foule avant d'être lapidé dans la province du Maniema.
Ces derniers jours à Goma, les autorités locales et la société civile multiplient les appels au calme. « Au Nord-Kivu nous n’avons pas connu des conflits, des guerres ethniques. C’est une histoire qui s’est manifestée seulement lors de la marche du 15, nous sommes là pour demander à tout le monde de se calmer », déclare le colonel François Kebeya, maire de la ville de Goma. « Ceux qui vont se faire attraper avec des messages xénophobes, ils vont répondre à ces actes. »