C’est la première fois qu’un homme politique est inquiété par la justice militaire depuis la mise en place de l’état de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et Ituri. Il a été transféré à la prison centrale de Bunia, lundi. Ses proches dénoncent une répression politique.
Le député a d’abord été appréhendé par le service de renseignement car recherché pour n’avoir pas honoré une convocation datant du 12 juin à la police. Il a ensuite été conduit à l’auditorat militaire où il a été confronté aux propos tenus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Dans celle-ci, le député traite le président Félix Tshisekedi de « menteur », faisant allusion à ses multiples promesses non tenues en Ituri. « Tout a tourné autour de cette vidéo-là, raconte son avaocat Me Jean-Marie Ezadri. Il serait poursuivi pour outrage à l’égard du chef de l’État. On se pose la question par rapport à la périodicité de cette vidéo. Est-ce que la vidéo a été faite alors que l’état de siège a déjà été décrété ? Nous disons non, parce que c’était à l’occasion d’une activité de la société civile qui date du 23 avril alors que l’état de siège a été décrété à partir du 6 mai. Faire rétroagir l’ordonnance loi portant état de siège pour arrêter l’honorable par rapport à son opinion politique ne nous a pas été convaincant. »
« Libération immédiate et sans condition… »
La procédure a été courte car en cette période d’état de siège, les assemblées provinciales sont neutralisées. Les députés perdent momentanément leur immunité. Le porte-parole de Lamuka en Ituri Luc Malembe y voit une répression : « On veut faire taire les gens qui critiquent monsieur Tshisekedi, sa gouvernance chaotique, l’état de siège qui tarde à produire des effets. Et ça c’est inacceptable, même son propre parti l’a abandonné et moi j’exige sa libération immédiate et sans condition. »
Le parti RDPR a ouvert une action disciplinaire contre son cadre depuis deux semaines. Cette formation politique assure qu’elle n’est « ni de près ni de loin concernée » ou solidaire des propos du député.
Le député a d’abord été appréhendé par le service de renseignement car recherché pour n’avoir pas honoré une convocation datant du 12 juin à la police. Il a ensuite été conduit à l’auditorat militaire où il a été confronté aux propos tenus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Dans celle-ci, le député traite le président Félix Tshisekedi de « menteur », faisant allusion à ses multiples promesses non tenues en Ituri. « Tout a tourné autour de cette vidéo-là, raconte son avaocat Me Jean-Marie Ezadri. Il serait poursuivi pour outrage à l’égard du chef de l’État. On se pose la question par rapport à la périodicité de cette vidéo. Est-ce que la vidéo a été faite alors que l’état de siège a déjà été décrété ? Nous disons non, parce que c’était à l’occasion d’une activité de la société civile qui date du 23 avril alors que l’état de siège a été décrété à partir du 6 mai. Faire rétroagir l’ordonnance loi portant état de siège pour arrêter l’honorable par rapport à son opinion politique ne nous a pas été convaincant. »
« Libération immédiate et sans condition… »
La procédure a été courte car en cette période d’état de siège, les assemblées provinciales sont neutralisées. Les députés perdent momentanément leur immunité. Le porte-parole de Lamuka en Ituri Luc Malembe y voit une répression : « On veut faire taire les gens qui critiquent monsieur Tshisekedi, sa gouvernance chaotique, l’état de siège qui tarde à produire des effets. Et ça c’est inacceptable, même son propre parti l’a abandonné et moi j’exige sa libération immédiate et sans condition. »
Le parti RDPR a ouvert une action disciplinaire contre son cadre depuis deux semaines. Cette formation politique assure qu’elle n’est « ni de près ni de loin concernée » ou solidaire des propos du député.