Le directeur général de Reporters sans frontières (RSF), Thibaut Bruttin, souligne, au micro de Marius Laffont : « Ce genre de fait – un journaliste capturé sur le sol algérien dans le cadre d'un reportage – se solde le plus souvent par une expulsion. Là, ce qui est très étonnant, c'est que ça a été judiciarisé et que la peine ait été aussi lourde. La décision elle-même est clairement venue du sommet du pouvoir. »
Il poursuit : « Il n'y a plus d'autre issue qu'une grâce présidentielle. C'est la seule possibilité pour mettre un terme à ce drame humain. La Fifa [Christophe Gleizes est un journaliste qui traite entre autres de sujets en lien avec le football, NDLR] s'est exprimée sans détour pour sa libération. Une prise de parole, une fois de plus, qui est inespérée, inattendue je crois, inédite même dans l'histoire de la Fifa sur un cas individuel. Le président de la Fifa a dit qu'il faut que Christophe Gleizes puisse rejoindre le banc des journalistes sportifs lors de cette Coupe du monde 2026. »
« Il n'est pas trop tard »
Et Thibaut Bruttin de conclure : « Il n'est pas trop tard. Libérer Christophe Gleizes, c'est un acte qui ne peut être que bénéfique pour l'image internationale de l'Algérie. »
À la veille de l'ouverture du Mondial 2026, Gianni Infantino, le président de la Fifa, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait dit espérer qu'il obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi (11 juin-19 juillet).
Christophe Gleizes, 37 ans, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) et placé sous contrôle judiciaire.
Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle. La justice algérienne a également rejeté en mai un recours déposé par le parquet, clôturant la procédure judiciaire.
Il poursuit : « Il n'y a plus d'autre issue qu'une grâce présidentielle. C'est la seule possibilité pour mettre un terme à ce drame humain. La Fifa [Christophe Gleizes est un journaliste qui traite entre autres de sujets en lien avec le football, NDLR] s'est exprimée sans détour pour sa libération. Une prise de parole, une fois de plus, qui est inespérée, inattendue je crois, inédite même dans l'histoire de la Fifa sur un cas individuel. Le président de la Fifa a dit qu'il faut que Christophe Gleizes puisse rejoindre le banc des journalistes sportifs lors de cette Coupe du monde 2026. »
« Il n'est pas trop tard »
Et Thibaut Bruttin de conclure : « Il n'est pas trop tard. Libérer Christophe Gleizes, c'est un acte qui ne peut être que bénéfique pour l'image internationale de l'Algérie. »
À la veille de l'ouverture du Mondial 2026, Gianni Infantino, le président de la Fifa, qui avait accrédité le journaliste pour la compétition, avait dit espérer qu'il obtienne une grâce présidentielle et puisse assister au tournoi (11 juin-19 juillet).
Christophe Gleizes, 37 ans, a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Il avait été arrêté en mai 2024 dans le cadre d'un reportage sur le club de foot de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK) et placé sous contrôle judiciaire.
Il a retiré en mars un pourvoi en cassation, dans l'espoir d'ouvrir la voie à une grâce présidentielle. La justice algérienne a également rejeté en mai un recours déposé par le parquet, clôturant la procédure judiciaire.