Objectif annoncé : approvisionner la raffinerie avec l’or des exploitations artisanales ainsi que celui de la petite mine semi-industrielle détenue par la société Mining Mineral Resources (MMR). Et contribuer ainsi à la formalisation du secteur. « Il n’y a pas de gros gisement comme c’est le cas dans la Province Orientale ou en Ituri avec [l’entreprise] Kibali Gold Mine », souligne Jules Mulya, le président du patronat à Kalemie. « Au Tanganyika, il y a de l’or partout mais en très faible quantité. Je ne crois pas beaucoup à la production de 500 à 600 kg par mois. Je m’attends peut-être à 100 kg ou 150 kg, même en éliminant complètement la fraude », suggère-t-il.
Malgré tout, son vœu est de voir cette usine proposer aux mineurs de meilleures conditions d’achat d’or qui les détourneraient du marché clandestin. « Les orpailleurs ont maintenant un marché. J'espère que la raffinerie aura des prix intéressants, où l’on pourra vendre en toute sécurité et être payé en toute sécurité. On va voir comment tout cela va se développer parce que le paiement est très important. Il ne faut pas qu'il y ait de retard. Il faut par contre un paiement cash », attend Jules Mulya.
Boniface Mbuyi, membre de la société civile locale, lui, appelle les autres entreprises minières à emboîter le pas pour la transformation locale des minerais : « C’est un pas, car ça va permettre à la province du Tanganyika de booster son développement grâce à l’exploitation de ses ressources naturelles. Que les entreprises qui exploitent du lithium implantent aussi leurs usines de raffinerie dans la province du Tanganyika. Cela va permettre la création d’emplois et la circulation de la monnaie. »
Raffiner l’or à 99 %, oui, mais la priorité reste l’assainissement de la chaîne d’approvisionnement dans le secteur artisanal, estime Fabien Mayani, le directeur des programmes au Centre Carter en RDC : « Tout en saluant la création de la raffinerie, nous disons quand même qu’il y a des préoccupations liées à la formalisation, à la création des zones d’exploitation artisanale, à la mise en place de bonnes coopératives, aux questions de sécurité et des conditions de travail, mais aussi aux questions de la protection de l’environnement dans les zones d’exploitation de l’or artisanal. »
En 2024, la RDC a exporté plus de 27,9 tonnes d'or, dont 1,08 proviennent du secteur artisanal. La production de la province du Tanganyika était de 49 kg, soit 2,8% de la production nationale artisanale, selon le ministère des Mines.
Malgré tout, son vœu est de voir cette usine proposer aux mineurs de meilleures conditions d’achat d’or qui les détourneraient du marché clandestin. « Les orpailleurs ont maintenant un marché. J'espère que la raffinerie aura des prix intéressants, où l’on pourra vendre en toute sécurité et être payé en toute sécurité. On va voir comment tout cela va se développer parce que le paiement est très important. Il ne faut pas qu'il y ait de retard. Il faut par contre un paiement cash », attend Jules Mulya.
Boniface Mbuyi, membre de la société civile locale, lui, appelle les autres entreprises minières à emboîter le pas pour la transformation locale des minerais : « C’est un pas, car ça va permettre à la province du Tanganyika de booster son développement grâce à l’exploitation de ses ressources naturelles. Que les entreprises qui exploitent du lithium implantent aussi leurs usines de raffinerie dans la province du Tanganyika. Cela va permettre la création d’emplois et la circulation de la monnaie. »
Raffiner l’or à 99 %, oui, mais la priorité reste l’assainissement de la chaîne d’approvisionnement dans le secteur artisanal, estime Fabien Mayani, le directeur des programmes au Centre Carter en RDC : « Tout en saluant la création de la raffinerie, nous disons quand même qu’il y a des préoccupations liées à la formalisation, à la création des zones d’exploitation artisanale, à la mise en place de bonnes coopératives, aux questions de sécurité et des conditions de travail, mais aussi aux questions de la protection de l’environnement dans les zones d’exploitation de l’or artisanal. »
En 2024, la RDC a exporté plus de 27,9 tonnes d'or, dont 1,08 proviennent du secteur artisanal. La production de la province du Tanganyika était de 49 kg, soit 2,8% de la production nationale artisanale, selon le ministère des Mines.