Clôturer une demande d’asile avant même de l’avoir examinée, au motif qu’elle pourrait être déposée dans un autre pays. L’Ouganda, en l’occurrence, qui aurait accepté de l’examiner et de prendre le relais. C’est la logique de l’administration américaine.
« Nier » le droit à l'asile
Mais pour Michael Garcia Bochenek, de Human Rights Watch, juridiquement, l’argument ne tient pas : « La loi américaine prévoit que toute personne présente sur le sol américain doit pouvoir y demander l’asile. Mais le pouvoir exécutif américain a tenté d’imposer un dispositif parallèle selon lequel l’existence d’un accord avec un autre pays suffirait à priver ces personnes de ce droit aux États-Unis. C’est clairement utiliser l'accord pour nier leur droit à l’asile dans ce pays. »
Dans les faits, seules huit personnes ont, jusqu’ici, été transférées en Ouganda, alors que plus de 2 700 procédures ont été clôturées avec ce pays comme destination prévue. Pourquoi un tel écart ? Ces personnes pourront-elles demander l’asile à Kampala ?
« Une forme de pensée magique »
Pour Michael Garcia Bochenek, ce décalage soulève de sérieuses interrogations : « Si les États-Unis ordonnent l’expulsion de nombreuses personnes vers l’Ouganda alors qu’ils savent que le pays ne pourra pas les accueillir, parce qu’il ne le veut pas ou n’en a pas les moyens, je ne sais pas s’il s’agit d’une forme de pensée magique ou si cela cache un autre objectif. »
Parmi les personnes concernées, environ 700 Guinéens, 500 Sénégalais, plus de 400 Mauritaniens et 285 Camerounais, dont la demande d’asile ne sera pas examinée aux États-Unis et dont le sort est incertain.
« Nier » le droit à l'asile
Mais pour Michael Garcia Bochenek, de Human Rights Watch, juridiquement, l’argument ne tient pas : « La loi américaine prévoit que toute personne présente sur le sol américain doit pouvoir y demander l’asile. Mais le pouvoir exécutif américain a tenté d’imposer un dispositif parallèle selon lequel l’existence d’un accord avec un autre pays suffirait à priver ces personnes de ce droit aux États-Unis. C’est clairement utiliser l'accord pour nier leur droit à l’asile dans ce pays. »
Dans les faits, seules huit personnes ont, jusqu’ici, été transférées en Ouganda, alors que plus de 2 700 procédures ont été clôturées avec ce pays comme destination prévue. Pourquoi un tel écart ? Ces personnes pourront-elles demander l’asile à Kampala ?
« Une forme de pensée magique »
Pour Michael Garcia Bochenek, ce décalage soulève de sérieuses interrogations : « Si les États-Unis ordonnent l’expulsion de nombreuses personnes vers l’Ouganda alors qu’ils savent que le pays ne pourra pas les accueillir, parce qu’il ne le veut pas ou n’en a pas les moyens, je ne sais pas s’il s’agit d’une forme de pensée magique ou si cela cache un autre objectif. »
Parmi les personnes concernées, environ 700 Guinéens, 500 Sénégalais, plus de 400 Mauritaniens et 285 Camerounais, dont la demande d’asile ne sera pas examinée aux États-Unis et dont le sort est incertain.