Rassemblement de Frapp et Y’en A Marre: Guy Marius Sagna fait le procès de la justice



Les organisations de la société civile Y’en A Marre et Frapp-France Dégage ont finalement tenu leur rassemblement ce vendredi 17 décembre, pour réclamer « l’indépendance de la justice ». Guy Marius Sagna a profité de cette rencontre pour s’en prendre au Président Macky Sall et les juges. Il dénonce un système judiciaire « instrumentalisé ».

« Une justice au service du développement et de l'émergence, est une justice qui protège les deniers du pays. Elle ne doit pas fermer les yeux quand des ministres, maires et directeurs généraux dilapident les ressources du pays. Une justice au service du développement est une justice qui protège les éleveurs, les agriculteurs », a lancé Guy Marius Sagna, leader du mouvement Frapp-France Dégage.

Il soutient que le Président Sall est entouré de bandits fonciers et estime que la justice est partiale. « Nous avons une justice, deux poids, deux mesures. Donc quand on a un système de prédation, qui encourage le vol des derniers de ce pays nécessairement la justice va de pair avec le système. C'est-à-dire une justice qui ferme les yeux quand les tenants du pouvoir détournent les richesses de ce pays ».

Selon Guy Marius, c'est à cause de Macky Sall que la justice est devenue partiale. « Nous avons des juges sans vergogne qui ne sont là que pour des biens matériels et des prébendes. C'est la raison pour laquelle ils refusent d'être indépendants à cause des enveloppes d'argent et des lopins de terre. Ils refusent d'être indépendants. Honte à eux », a dit l’activiste.

Le leader de Frapp France dégage indexe du doigt certains juges. « Quand le juge fait face à Guy Marius Sagna et lui inflige une peine de 3 mois ou 6 mois de prison ce n'est pas à cause de Macky Sall, mais le juge en personne parce que c'est lui qui a l'obligation de juger. C'est important quand on parle du Président Macky Sall, on indexe les juges aussi et les magistrats qui refusent d'être indépendants ».

Guy incrimine aussi les citoyens qui ont maille à partir avec la justice de trouver des intermédiaires ou des médiateurs pour influencer le juge. « Nous avons également une part de responsabilité, qu'on se dise la vérité. Il y a des justiciables qui utilisent des connaissances pour avoir les faveurs du juge ou du directeur de prison pour avoir un bon lit. Non, un bon lit ça doit être pour tout le monde en prison ».

Il indexe aussi ceux qui utilisent les faveurs des chefs religieux ou des évêques pour qu'ils interviennent auprès du président de la République. « Voilà, aussi une manière de faire une justice partiale. Si nous voulons que la justice soit impartiale, on doit lutter contre toutes ces formes de favoritisme ».

Guy Marius indique qu'il va continuer la lutte par des états généraux de la justice des forums des assises nationales de la justice et des réflexions. ​

Moussa Ndongo

Vendredi 17 Décembre 2021 21:13


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