Réforme administrative : Vers un nouveau statut pour les officiers d'état civil et une dématérialisation totale



Le directeur général de l’Agence nationale de l’état civil (ANEC), Matar Ndao, a annoncé depuis Touba l’organisation prochaine d’assises nationales pour réformer en profondeur le système de l’état civil au Sénégal. Cette annonce, faite lors d’une rencontre avec la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS), marque le début d'un processus de modernisation visant à répondre aux dysfonctionnements accumulés ces dernières années.

 

Le diagnostic posé par l'ANEC souligne une urgence structurelle : l'absence de cadre statutaire pour les agents et officiers d’état civil. « Aucun cadre statutaire clair n’encadre actuellement ces professionnels », a déploré Matar Ndao, préconisant une réforme pour professionnaliser les ressources humaines du secteur. Il a également plaidé pour une implication accrue des autorités religieuses, acteurs clés de la vie citoyenne, dans ce processus de régularisation.

 

L'innovation majeure de cette réforme repose sur la dématérialisation. Le directeur général a annoncé l'élaboration d'une loi permettant aux citoyens d'obtenir leurs actes d’état civil à distance, levant ainsi les contraintes liées au lieu de naissance imposées par l'actuel Code de la famille. Cette évolution est présentée comme une réponse indispensable à la mobilité croissante de la population sénégalaise.

 

À Touba, les autorités locales ont profité de cette visite pour exposer les défis spécifiques de la cité religieuse, notamment les difficultés d'archivage et le besoin de formation des agents face aux outils numériques. La gestion de la multiplicité des centres secondaires de la ville nécessite, selon elles, une harmonisation urgente des registres. Pour porter ces réformes auprès du public, l'ANEC compte s'appuyer sur un partenariat stratégique avec la CJRS pour définir un plan d'action de sensibilisation national.



Mercredi 22 Avril 2026 18:38


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