Un bras de fer s'est engagé à l'Assemblée nationale lors de l'examen en commission de la proposition de loi portant modification du Code pétrolier, a révélé le journal Les Échos. Les échanges entre le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, et les parlementaires de la majorité Pastef ont rapidement tourné à la passe d'armes.
Accusé par certains députés d'alimenter des « divisions au sommet de l'État », le ministre s'est gardé de répondre aux attaques personnelles. Il a néanmoins opposé un refus catégorique à l'initiative parlementaire, qualifiant le texte d'« empiètement sur le domaine réglementaire » et rappelant au passage les correspondances transmises à la présidence de l'institution, dirigée par Ousmane Sonko.
Malgré cette ferme opposition gouvernementale, la majorité parlementaire a usé de sa force numérique pour adopter le texte à une large majorité. La bataille pourrait toutefois se déplacer sur le terrain judiciaire. Selon lejournal, le Premier ministre Al Aminou Lô envisage de saisir le Conseil constitutionnel sur la base de l’article 83, alinéa 2. Une telle démarche suspendrait immédiatement la tenue de la séance plénière dans l'attente du verdict des Sages, rejouant ainsi le scénario survenu lors des récents débats sur les crédits spéciaux.
Accusé par certains députés d'alimenter des « divisions au sommet de l'État », le ministre s'est gardé de répondre aux attaques personnelles. Il a néanmoins opposé un refus catégorique à l'initiative parlementaire, qualifiant le texte d'« empiètement sur le domaine réglementaire » et rappelant au passage les correspondances transmises à la présidence de l'institution, dirigée par Ousmane Sonko.
Malgré cette ferme opposition gouvernementale, la majorité parlementaire a usé de sa force numérique pour adopter le texte à une large majorité. La bataille pourrait toutefois se déplacer sur le terrain judiciaire. Selon lejournal, le Premier ministre Al Aminou Lô envisage de saisir le Conseil constitutionnel sur la base de l’article 83, alinéa 2. Une telle démarche suspendrait immédiatement la tenue de la séance plénière dans l'attente du verdict des Sages, rejouant ainsi le scénario survenu lors des récents débats sur les crédits spéciaux.