Le 1er octobre 1961, il y a 56 ans jour pour jour, les témoins de l’histoire rapportent le souvenir d'une journée faste et grandiose. Le jour où les Camerounais d’expression anglaise décidèrent de rejoindre leurs compatriotes francophones sous un seul et même drapeau. Ainsi naquit la République fédérale du Cameroun.
Onze ans plus tard, le 20 mai 1972, la mention « fédérale » disparaît pour laisser place à un nouveau concept : la République unie du Cameroun. Ce changement de dénomination est intervenu par le truchement d’un référendum qui allait consacrer la disparition d’une forme d’administration locale dans la partie anglophone du Cameroun et la concentration du pouvoir à Yaoundé, autour de l’homme fort de l’époque, le président Amadou Ahidjo.
En février 1984, Paul Biya, président de la République depuis deux ans parachève cette démarche unitaire en abolissant la République « unie » du Cameroun pour la République du Cameroun tout court.
Cette marche vers toujours plus d’unité n’a pas été sans laisser des ressentiments très aigus au sein de la communauté anglophone, inquiète de cette forme de francophonisation poussée, source, de leur point de vue, de disparition de leur identité. Jusqu’ici marginales, les revendications de cette communauté ont, depuis un an, atteint une audience considérable.
Onze ans plus tard, le 20 mai 1972, la mention « fédérale » disparaît pour laisser place à un nouveau concept : la République unie du Cameroun. Ce changement de dénomination est intervenu par le truchement d’un référendum qui allait consacrer la disparition d’une forme d’administration locale dans la partie anglophone du Cameroun et la concentration du pouvoir à Yaoundé, autour de l’homme fort de l’époque, le président Amadou Ahidjo.
En février 1984, Paul Biya, président de la République depuis deux ans parachève cette démarche unitaire en abolissant la République « unie » du Cameroun pour la République du Cameroun tout court.
Cette marche vers toujours plus d’unité n’a pas été sans laisser des ressentiments très aigus au sein de la communauté anglophone, inquiète de cette forme de francophonisation poussée, source, de leur point de vue, de disparition de leur identité. Jusqu’ici marginales, les revendications de cette communauté ont, depuis un an, atteint une audience considérable.