La dégradation des établissements scolaires des Parcelles assainies suscite des inquiétudes. Face à cette situation, l’Alliance pour la Promotion des Parcelles assainies (APPA) et l’Union des comités de gestion des écoles montent au créneau. Selon leurs responsables, 24 établissements scolaires sont actuellement confrontés aux inondations, tandis que plusieurs écoles souffrent également du manque de toitures et de portes.
Dans le cadre de leur initiative de réhabilitation, les responsables ont lancé une première phase portant sur dix écoles élémentaires. Le programme prévoit notamment la réfection des portes et des fenêtres, la remise en état du cadre scolaire ainsi que des travaux d’embellissement.
« Il s’agissait de refaire tout ce qui est porte et fenêtre. Refaire aussi le cadre et un programme d’embellissement, pour faire en sorte que l’école soit un lieu d’épanouissement pour les élèves », a expliqué Amadou Thiam, président de l’Union des comités de gestion des écoles des Parcelles assainies.
Des accusations de récupération politique
Face à la presse, les initiateurs du projet ont dénoncé la démarche du maire des Parcelles assainies dans la gestion des établissements scolaires concernés. Ils lui reprochent notamment une attitude susceptible de perturber la mise en œuvre de leur initiative.
« S’ils viennent ici pour se disputer le mérite des travaux et faire de la récupération politique, c’est, à notre avis, parce que leurs motivations ne sont pas uniquement liées à l’intérêt des populations », ont-ils déclaré.
Interrogés sur les démarches entreprises auprès des autorités avant le lancement du programme, les responsables affirment avoir pris les dispositions nécessaires pour assurer son bon déroulement.
« Au-delà du maire, nous avons entrepris toutes les démarches nécessaires auprès des autorités compétentes, sous l’impulsion de Madame le ministre, directrice de cabinet adjointe à la présidence de la République (Fatou Kiné Diakhaté), afin que notre initiative soit menée dans les règles », ont-ils indiqué.
Selon leurs explications, une première rencontre a eu lieu avec le sous-préfet, présenté comme la plus haute autorité administrative de l’arrondissement. Ils ont ensuite échangé avec l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF), avant de rencontrer le maire des Parcelles assainies pour lui présenter le projet et lui expliquer leur démarche.
« C’est moi-même, accompagné d’une forte délégation, qui ai conduit cette délégation sur instruction de Madame le ministre », a précisé Amadou Thiam.
Les initiateurs affirment qu’à l’issue de leur rencontre avec le maire, rien ne laissait présager une intervention susceptible de compromettre la bonne exécution du programme.
Contacté par nos soins pour recueillir sa version des faits, le maire des Parcelles assainies n’a pas pu être joint.