Le gouvernement sénégalais a officialisé, lors du Conseil des ministres, la reprise des exportations de graines d'arachide, provoquant des réactions diamétralement opposées entre le personnel de la Sonacos et les producteurs agricoles du pays.
Cette décision a immédiatement fait réagir le collectif des délégués du personnel de la Sonacos, réuni à Kaolack, qui a exprimé son indignation face à l'autorisation d'exporter les productions vers des pays comme la Chine, estimant que cette mesure fragilise la campagne arachidière 2026-2027. “La Sonacos ne peut pas être appelée à soutenir la souveraineté alimentaire du Sénégal tout en étant privée de moyens”, a déclaré Babacar Faye, chargé de la communication du personnel de la Sonacos dans les colonnes du journal Enquête. Le syndicat a exigé la publication des quatorze mesures adoptées en Conseil des ministres en 2025 pour assainir le secteur agricole, tout en réclamant un état des lieux précis.
Les travailleurs ont également demandé le versement des vingt-cinq milliards de francs promis par les autorités pour moderniser l'outil industriel et ont insisté sur la nécessité de préserver le patrimoine foncier de l'entreprise. Selon eux, l'État devait sanctuariser l'approvisionnement de la Sonacos pour sécuriser la transformation industrielle nationale, en application du décret n° 2005-1756 du 24 octobre 2025.
À l'inverse, l'Association des agriculteurs du bassin arachidier a salué cette mesure gouvernementale. Pour son représentant, Cheikh Tidiane Cissé, le gel des exportations décrété l'année précédente avait lourdement pénalisé les paysans, l'objectif de 450 000 tonnes n'ayant pas été atteint en raison des achats jugés insuffisants de la Sonacos. “Les huiliers sénégalais ayant été exclus du marché et les exportations gelées, les paysans ont souffert”, a-t-il rappelé.
Les producteurs ont estimé que la Sonacos disposait de capacités financières trop limitées pour absorber l'ensemble des récoltes, les exposant à nouveau au marché noir. Cette ouverture des frontières commerciales est perçue comme une bouffée d'oxygène pour des ménages ruraux confrontés à des difficultés économiques, aux blocages budgétaires de l'Assemblée nationale et à des problèmes de trésorerie.
D'autres agriculteurs ont mis en avant la compétitivité des opérateurs étrangers, notamment chinois, jugés plus offrants que le tarif officiel fixé aux alentours de 300 francs. Ces acheteurs internationaux se déplacent directement auprès des exploitants, épargnant à ces derniers de lourds frais logistiques. Cette ouverture intervient toutefois dans un contexte délicat, marqué par des baisses de rendement liées aux poches de sécheresse et aux attaques d'insectes, bien que les syndicats paysans demeurent convaincus de l'impact positif de cette mesure.
Cette décision a immédiatement fait réagir le collectif des délégués du personnel de la Sonacos, réuni à Kaolack, qui a exprimé son indignation face à l'autorisation d'exporter les productions vers des pays comme la Chine, estimant que cette mesure fragilise la campagne arachidière 2026-2027. “La Sonacos ne peut pas être appelée à soutenir la souveraineté alimentaire du Sénégal tout en étant privée de moyens”, a déclaré Babacar Faye, chargé de la communication du personnel de la Sonacos dans les colonnes du journal Enquête. Le syndicat a exigé la publication des quatorze mesures adoptées en Conseil des ministres en 2025 pour assainir le secteur agricole, tout en réclamant un état des lieux précis.
Les travailleurs ont également demandé le versement des vingt-cinq milliards de francs promis par les autorités pour moderniser l'outil industriel et ont insisté sur la nécessité de préserver le patrimoine foncier de l'entreprise. Selon eux, l'État devait sanctuariser l'approvisionnement de la Sonacos pour sécuriser la transformation industrielle nationale, en application du décret n° 2005-1756 du 24 octobre 2025.
À l'inverse, l'Association des agriculteurs du bassin arachidier a salué cette mesure gouvernementale. Pour son représentant, Cheikh Tidiane Cissé, le gel des exportations décrété l'année précédente avait lourdement pénalisé les paysans, l'objectif de 450 000 tonnes n'ayant pas été atteint en raison des achats jugés insuffisants de la Sonacos. “Les huiliers sénégalais ayant été exclus du marché et les exportations gelées, les paysans ont souffert”, a-t-il rappelé.
Les producteurs ont estimé que la Sonacos disposait de capacités financières trop limitées pour absorber l'ensemble des récoltes, les exposant à nouveau au marché noir. Cette ouverture des frontières commerciales est perçue comme une bouffée d'oxygène pour des ménages ruraux confrontés à des difficultés économiques, aux blocages budgétaires de l'Assemblée nationale et à des problèmes de trésorerie.
D'autres agriculteurs ont mis en avant la compétitivité des opérateurs étrangers, notamment chinois, jugés plus offrants que le tarif officiel fixé aux alentours de 300 francs. Ces acheteurs internationaux se déplacent directement auprès des exploitants, épargnant à ces derniers de lourds frais logistiques. Cette ouverture intervient toutefois dans un contexte délicat, marqué par des baisses de rendement liées aux poches de sécheresse et aux attaques d'insectes, bien que les syndicats paysans demeurent convaincus de l'impact positif de cette mesure.