L'ancien ministre Aly Ngouille Ndiaye a appelé à la prudence face à la volonté exprimée par le Premier ministre, Ousmane Sonko, de renégocier les contrats miniers et énergétiques du Sénégal. Intervenant sur les ondes de la RFM ce dimanche 22 mars 2026, il a averti qu'une modification unilatérale de ces accords pourrait exposer l'État à des procédures judiciaires coûteuses et fragiliser l'attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux.
Abordant le cas spécifique des Industries chimiques du Sénégal (ICS), aujourd'hui sous gestion du groupe Indorama, l'ancien candidat à la présidentielle a rappelé que l'entreprise avait été sauvée de la faillite en 2008 grâce à l'apport de capitaux privés. Il a souligné que l'État conserve actuellement 15 % des parts et que toute velléité de reprise forcée des actifs s'apparenterait à une nationalisation, au mépris des conventions d'établissement en vigueur.
Aly Ngouille Ndiaye a insisté sur l'impact social majeur des ICS, qui soutiennent environ 5 000 emplois, tout en rappelant que la stabilité contractuelle demeure un pilier de la crédibilité économique du Sénégal. Il préconise ainsi de privilégier le dialogue et l'activation des clauses de révision existantes plutôt que la rupture, afin de défendre les intérêts de la Nation sans compromettre ses engagements juridiques internationaux.