Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a réagi au renvoi du procès du chroniqueur Abdou Nguer au 20 mars prochain. Dans une publication sur Facebook, l’organisation indique partager l’inquiétude exprimée par les avocats du commentateur, maintenu en détention après le report de son procès pour « diffusion de fausses nouvelles ».
«Détenir un commentateur pour ses remarques sur des procédures judiciaires d’intérêt public envoie un message intimidant à toute la presse sénégalaise », a déclaré Moussa Ngom, représentant du CPJ pour l’Afrique francophone.
«Les autorités sénégalaises doivent cesser d’utiliser des accusations de fausses informations pour priver les journalistes de leur droit de commenter librement les affaires publiques et libérer Abdou Nguer », a-t-il ajouté.
Abdou Nguer a été placé sous mandat de dépôt, mercredi 18 février, à l'issue de son face-à-face avec le procureur de la République. Son interpellation fait suite à ses récentes prises de position publiques concernant le communiqué officiel du parquet sur les circonstances de la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba (deuxième année de Médecine) à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le maître des poursuites avait ordonné son interpellation après que l'intéressé a formulé des critiques jugées répréhensibles et contraire à la version officielle des faits présentée par les autorités judiciaires.
En point de presse le mardi 17 février, le Procureur de la République a affirmé que l’étudiant Abdoulaye Ba, est décédé à la suite d’une « chute du quatrième étage du pavillon F » du campus social de l’UCAD.
«Détenir un commentateur pour ses remarques sur des procédures judiciaires d’intérêt public envoie un message intimidant à toute la presse sénégalaise », a déclaré Moussa Ngom, représentant du CPJ pour l’Afrique francophone.
«Les autorités sénégalaises doivent cesser d’utiliser des accusations de fausses informations pour priver les journalistes de leur droit de commenter librement les affaires publiques et libérer Abdou Nguer », a-t-il ajouté.
Abdou Nguer a été placé sous mandat de dépôt, mercredi 18 février, à l'issue de son face-à-face avec le procureur de la République. Son interpellation fait suite à ses récentes prises de position publiques concernant le communiqué officiel du parquet sur les circonstances de la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba (deuxième année de Médecine) à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le maître des poursuites avait ordonné son interpellation après que l'intéressé a formulé des critiques jugées répréhensibles et contraire à la version officielle des faits présentée par les autorités judiciaires.
En point de presse le mardi 17 février, le Procureur de la République a affirmé que l’étudiant Abdoulaye Ba, est décédé à la suite d’une « chute du quatrième étage du pavillon F » du campus social de l’UCAD.