Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est attendue à Dakar, dans la semaine de ce lundi 15 juin, pour évaluer la situation économique et financière du pays. Ces discussions techniques sont déterminantes, dans un contexte où les autorités politiques n’écartent pas totalement la possibilité d’une restructuration de la dette, alors que le pays fait face à une situation de crise financière inédite.
La mission sera conduite par la cheffe de mission du FMI pour le Sénégal, Mercedes Vera-Martin. Elle sera accompagnée de plusieurs économistes. Selon des informations concordantes, l’objectif de cette visite est surtout technique.
C’est la première visite officielle d’une délégation du FMI à Dakar, après le limogeage de Ousmane Sonko de la primature en mai 2026. Ce dernier, qui détient la majoritaire parlementaire (130/165 députés), s’est toujours opposé à une restructuration de la dette du pays. Cependant, dans une interview accordée ce lundi à nos confrères de RFI et France 24, la position de Sonko semble avoir évolué, quand il a été questionné sur l’’éventualité d’une restructuration de la dette.
«Vous ne sommes pas dans des positions figées, dans l'absolu. Nous examinons avec lucidité la situation. Le plus important, c'est que ce qui sera mis sur la table corresponde aux exigences du moment. Une restructuration sauvage, nous n'en avons pas voulu. Je m'y suis opposé durant tout le temps que j'ai été Premier ministre. Considérant que les conditions n'étaient même pas réunies puisque le pays n'était pas en défaut, il parvenait à respecter ses engagements», a dit Sonko.
Pour l’ex-Premier ministre, qui n’écarte plus catégoriquement la restructuration de la dette, il est important que les intérêts du Sénégal soient mis en avant dans la décision qui sera prise. «Je considère aujourd'hui que nous pouvons apprécier au fur et à mesure les développements. Entre temps, il y a eu la crise dans le Golfe qui est venue s'ajouter à la crise de la dette que nous connaissions déjà. En tant que Premier ministre sortant, je sais que nous vivons une tension assez particulière. Nous apprécierons. Comme je l'ai dit, dans l'absolu, nous ne sommes pas là pour faire de l'entrave. Mais si une solution devait être prise, qui ne va pas dans le sens de l'intérêt du Sénégal, qui sacrifie nos options de changement systémique et structurel sur l'autel des ratios à court terme, nous ne l'accepterons pas», a-t-il soutenu.
Pour rappel, à fin 2024, la dette publique du Sénégal a été estimée à 132% du PIB, après des révélations sur des emprunts cachés par le gouvernement de Macky Sall. Depuis lors, le FMI a suspendu un décaissement initial de 1,8 milliard de dollars au profit du pays.
La mission sera conduite par la cheffe de mission du FMI pour le Sénégal, Mercedes Vera-Martin. Elle sera accompagnée de plusieurs économistes. Selon des informations concordantes, l’objectif de cette visite est surtout technique.
C’est la première visite officielle d’une délégation du FMI à Dakar, après le limogeage de Ousmane Sonko de la primature en mai 2026. Ce dernier, qui détient la majoritaire parlementaire (130/165 députés), s’est toujours opposé à une restructuration de la dette du pays. Cependant, dans une interview accordée ce lundi à nos confrères de RFI et France 24, la position de Sonko semble avoir évolué, quand il a été questionné sur l’’éventualité d’une restructuration de la dette.
«Vous ne sommes pas dans des positions figées, dans l'absolu. Nous examinons avec lucidité la situation. Le plus important, c'est que ce qui sera mis sur la table corresponde aux exigences du moment. Une restructuration sauvage, nous n'en avons pas voulu. Je m'y suis opposé durant tout le temps que j'ai été Premier ministre. Considérant que les conditions n'étaient même pas réunies puisque le pays n'était pas en défaut, il parvenait à respecter ses engagements», a dit Sonko.
Pour l’ex-Premier ministre, qui n’écarte plus catégoriquement la restructuration de la dette, il est important que les intérêts du Sénégal soient mis en avant dans la décision qui sera prise. «Je considère aujourd'hui que nous pouvons apprécier au fur et à mesure les développements. Entre temps, il y a eu la crise dans le Golfe qui est venue s'ajouter à la crise de la dette que nous connaissions déjà. En tant que Premier ministre sortant, je sais que nous vivons une tension assez particulière. Nous apprécierons. Comme je l'ai dit, dans l'absolu, nous ne sommes pas là pour faire de l'entrave. Mais si une solution devait être prise, qui ne va pas dans le sens de l'intérêt du Sénégal, qui sacrifie nos options de changement systémique et structurel sur l'autel des ratios à court terme, nous ne l'accepterons pas», a-t-il soutenu.
Pour rappel, à fin 2024, la dette publique du Sénégal a été estimée à 132% du PIB, après des révélations sur des emprunts cachés par le gouvernement de Macky Sall. Depuis lors, le FMI a suspendu un décaissement initial de 1,8 milliard de dollars au profit du pays.