Réunion d’urgence en Afrique du Sud sur la crise politique malgache

Le premier ministre et plusieurs représentants politiques ont quitté la « Grande île », lundi 23 janvier, pour Pretoria à l’invitation de la SADC : la Communauté de développement de l’Afrique australe, médiatrice dans le processus, organise une réunion, qui s’ouvre ce mardi, pour discuter de la sortie de crise, et sauver le processus. Trois jours après le retour manqué de Marc Ravalomanana, la transition, qui reposait sur l’alliance de parties opposées, risque de voler en éclats. Lundi, les représentants de l’ancien président ont boycotté l’ouverture de la session du Parlement de transition.



Marc Ravalomanana à l'aéroport de Johannesburg , le 21 janvier 2012. Sa tentative de retour sur la scène politique malgache sera au centre des pourparlers de la réunion sud-africaine. REUTERS/Siphiwe Sibeko
Comme prévu, les sièges des 87 parlementaires de la mouvance Ravalomanana sont restés vides. Cela n’a pas empêché les 441 autres membres des deux chambres de procéder à l’ouverture de la session parlementaire extraordinaire. Au Congrès, la session a été ouverte par un vice-président qui assure l’intérim du président de l’institution, Mamy Rakotoarivelo, qui a justifié son absence par une « mission à l’extérieur ».

Le porte-parole de la mouvance Ravalomanana s’est en effet envolé pour Pretoria avec le Premier ministre Jean Omer Beriziky, ainsi que Norbert Ratsirahonana, conseiller spécial d’Andry Rajoelina, et le représentant de l’ancien président Zafy, Jean Marcel Miandrisoa.

Ironie de l’histoire, la délégation est partie sur un vol de la compagnie Airlink, avec des passagers qui n’ont pas pu prendre leur avion, samedi dernier, à cause du retour avorté de l’ex-président en exil. Le ministre des Affaires étrangères, ainsi que d’autres membres de la délégation se sont donc trouvés sur liste d’attente et partiront seulement ce mardi 24 janvier.

La question du retour de Marc Ravalomanana sera sans doute au cœur des discussions. Les chances d’aboutir à un accord sont minces : chaque partie campe sur sa position en s’appuyant sur différentes clauses de la feuille de route de sortie de crise.
Source: RFI

Charles Thialice SENGHOR

Mardi 24 Janvier 2012 07:57


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